Une affreuse maladie guérie par saint Joseph
« Arrens, le 20 mars.
» 11 y avait deux ans que je soutirais d'une horrible irritation à la tête, sans que les remèdes pussent en adoucir la violence et en arrêter les progrès. Depuis lors, je souffrais, non-seulement de la tête, mais encore des yeux et d'une démangeaison telle que mon corps s'enflait après s'être couvert de gros boutons miliaires du milieu desquels sortait une goutte de sang. Cet état de prurigo, joint à des douleurs très-vives dans l'intérieur des oreilles, me
causait de sérieuses inquiétudes pour le présent est j'en craignais beaucoup les suites pour l'avenir, lorsqu'enlîn j'eus la pensée de ni'adresscr à notre bon père saint Joseph.
» Eu effet je plaçai toute ma confiance en lui. Je lui promis que s'il m'obtenait ma guérison je le publierais.
)> Je priai ma Supérieure de commencer une neuvaine à cette intention, que nous continuâmes pendant neuf jours en faisant brûler un cierge au pied de sa statue.
» A la fin de la neuvaine, je ne souffrais plus, mais je n'étais pas guéri. Nous en commençâmes une seconde, puis une troisième, et à la fin de cette dernière mes vœux fiaient exaucés : j'étais parfaitement rétablie.
» Ah ! désormais, le nom de saint Joseph ne quittera pas mes lèvres et sa pensée ne s'éloignera plus de mon cœur.
t Puisse-t-il encore, ce digne protecteur de tous les temps, recevoir avec mes sentiments de reconnaissance et de dévouement, le désir sincère que j'éprouve de l'aimer toujours et de voir son culte répandu dans tous les cœurs ! . . . *
4. Grâce de vocation obtenue par la protection de saint Joseph.
i Domartin-lôs-Tours, 1er juillet.
> Une de nos jeunes filles, depuis cinq ans, »• sentait appelée a l'état religieux ; mais n'ayant pas le courage de quitter le monde, dans lequel elle s'était, pour ainsi dire, jetée corps et ame (car elle était la première dans les bals), ni la force de. vaincre ,1a résistance de ses parents qui lui refusaient leur consentement . elle souffrait terri-
blement. D'un côté, la voix de Dieu lui répétait sans cesse qu'il la voulait à lui, et, de l'autre, la voix du monde lui redisait sur tous les tons que, grâce à ses talents et à sa beauté, elle réussirait à être heureuse.
i Enfin, de guerre lasse et la voyant si tourmentée, nous lui conseillâmes de célébrer avec piété le mois de saint Joseph, et lui promîmes de faire avec elle une neuvaine en l'honneur de ses sept douleurs et de ses sept allégresses; elle devait se terminer le jour de la fête de ce glorieux Patriarche. Nous commençâmes donc nos exercices en l'honneur de ce grand saint, et, pendant la neuvaine, la jeune fille semblait entendre une voix qui disait : t C'est dans le couvent de la Doctrine chrétienne que tu dois te consacrer à Dieu, et choisir pour ton départ le jour de la fête de mon Patronage. »
» Elle, si faible et si peu généreuse auparavant, s'est sentie le courage de tout vaincre : et, le jour même de cette solennité, elle quittait parents et amis et faisait dix lieues à pied pour aller frapper à la porte du couveut où elle est maintenant au comble de la joie.
» Sœur Olympe. »