‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 136 sur 315 · Saint Joseph protège les pécheurs convertis · texte numérisé non relu

Saint Joseph protège les pécheurs convertis

Un pauvre jeune homme, longtemps victime du vice impur, traçait dernièrement ces lignes : « J'ai eu le malheur de vivre dans l'habitude du péché mortel. Accablé de honte et de remords, je pris la résolution de sortir de ce triste état. Mais, hélas 1 je n'en avais pas la force. Une pensée me vint, c'était de réciter tous les jours un Pater, un Ave Maria et un Ave Joseph, pour demander la force d'accuser tous mes péchés. Je récitai ces prières pendant trois mois environ. Au bout de ce temps, j'eus le bonheur de faire une retraite. Le premier jour, rien d'extraordinaire ne se passa en moi : je redoublai mes prières vers le soir. Le lendemain je m'éveillai tout changé; rna conversion était opérée. Saint Joseph, que

j'invoquais de tout cœur, agissait puissamment. Toute la journée, je préparai ma confession, et le soir j'étais aux pieds de mon confesseur. Afin de n'avoir rien à craindre du démon, je m'armai d'une statuette de saint Joseph, et je n'éprouvai aucune crainte de déclarer mes fautes. Après cette première entrevue, je me retirai dans ma chambre, le cœur soulagé d'un rude fardeau. Les jours suivants, je continuai ma confession, et, après avoir accusé toutes mes iniquités, le prêtre me réconcilia avec Dieu en me donnant l'absolution. Quelle joie! quelle délicieuse paix inondaient mon cœur! Voilà ce que m'a valu la protection du saint Epoux de Marie ! Depuis ma conversion, de nombreuses tentations, contraires à la sainte vertu, sont venues m'assaillir ; je n'ai pas été vaincu une seule fois. Au moment du combat, j'invoque avec confiance mon puissant Protecteur, et je sors victorieux de la lutte. Béni soit à jamais saint Joseph qui m'a aidé à purifier mon cœur et me préserve de toute rechute ! »

29 — Une famille consacrée à Jésus, à Marie et à Joseph.

Au milieu de cette société en décomposition, il y a encore , grâce à Dieu, de vrais chrétiens qui protestent par leurs bons exemples contre les scandales si communs de notre temps. Comme saint Joseph en Egypte, environnés d'idoles devant lesquelles se prosternent les hommes du jour qui veulent arriver aux honneurs et à la fortune, ces vrais disciples de Jésus-Christ réservent leur amour et leurs hommages aux trois augustes personnages de la Sainte Famille, dont les images occupant

la place d'honneur à leur loyer. La lettre suivante, qui nous est adressée en date du 30 juillet 1879, en est une preuve :

a II y a longtemps que j'ai le désir de vous écrire pour vous dire, mon révérend Père, toutes les faveurs dont j'ai été l'objet de la part de saint Joseph, ainsi que ma famille. Ces faveurs m'ont donné en sa protection une si grande confiance, que je recommande à tous mes amis, à toutes mes connaissances, de recourir à lui quand je les vois dans un embarras quelconque. Tous ceux que j'ai engagés à s'adresser à ce grand saint, ont ressenti les effets de sa puissance.

» Depuis de longues années j'ai eu recours à lui, il m'a toujours ou presque toujours exaucé. Pour lui témoigner ma confiance en même temps que ma reconnaissance, il m'est venu à la pensée en 1875 de lui faire l'abandon de ma p ersonne et de tout ce que je possède. Le 19 mars de cette année, je lui en fis la donation par la petite formule suivante écrite et signée de ma main :

» J. M. J. Glorieux patriarche, père nourricier du Sauveur du monde, saint Joseph, protecteur des familles, je vous établis aujourd'hui, jour de votre fête, le propriétaire de ma maison et de tout ce que je possède : soyez-en l'intendant, le gardien; je vous établis le direc teur de mon office.

» Regardez ma maison comme la vôtre, faites qu'il ne s'y passe jamais rien qui puisse contrister le cœur de Jésus votre divin Fils adoptif, celui de Marie, votre épouse immaculée, et le vôtre.

» Obtenez-nous, grand saint Joseph, la grâce, après avoir vécu tous en paix et saintement sur la terre, de nous retrouver tous dans le ciel, pour louer Dieu avec vous pour l'éternité. Ainsi soit-il.

w ai. 107

i ]9 mars 4 875, jour de la fête de saint Joseph. »

« Cet acte de donation sous enveloppe à l'adresse de saint Joseph, a été placé et est encore sous les pieds de sa petite statuette, qui se trouve dans notre salle à manger. C'est devant elle que nous faisons brûler une lampe quand nous faisons en famille une neuvaine pour obtenir une faveur signalée. Je dois dire que presque toujours ces neuvaines ont été suivies de résultats heureux, à moins que quelque faute dans notre conduite ne nous ait pas rendus dignes de le mériter.

» Une pratique de dévotion envers saint Joseph que je cherche à répandre, parce que j'ai éprouvé moi-môme combien c'était un bouclier précieux , est son cordon bénit. Toutes les personnes auxquelles je l'ai fait connaître et distribuer n'ont eu qu'à se féliciter de s'être enrôlées dans cette sainte milice.

» Hier môme, j'ai été l'objet d'une protection toute spéciale, et comme j'ai promis, si j'obtenais ce que je désirais, de vous écrire pour que vous l'insériez, j'accomplis avec bonheur ma promesse.

i> Je voudrais pouvoir inspirer à tous les catholiques une confiance sans bornes, un abandon complet d'euxmêmes, de leurs affaires, à saint Joseph. Ils trouveraient, comme nous, que tous leurs intérêts, même temporels, placés dans ces mains qui ont tenu celles de L'Enfapt- Dieu, sont plus en sûreté que dans les leurs.

» Recourons tous à saint Joseph, si nous voulons être préservés pendant notre vie, protégés à nos derniers moments, et mourir avec l'espoir d'être placés auprès de lui dans le ciel.

» Agréez, etc » C, B. »

Page 1