‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 137 sur 315 · Une belle mort · texte numérisé non relu

Une belle mort

Une pieuse dame, morte à l'âge de trente -deux ans, avait une tendre dévotion aux noms sacrés de la Sainte- Famille de Nazareth. Elle prenait un plaisir indicible à les invoquer et à les faire bégayer à son petit enfant, assis sur ses genoux. Dans ses joies et dans ses peines, elle ne se lassait pas de redire ces saintes aspirations : « Jésus, Marie, Joseph ! » Plus d'une fois on vit ses yeux verser des larmes d'attendrissement pendant que sa bouche soupirait et savourait ces noms bénis. Elle était alors dans une sorte de ravissement ; et son cœur s'enflammait pour la Sainte-Famille, qu'elle voulait, disait-elle, aimer au nom de tous les cœurs. Quelque temps après, elle perdit la santé. Durant sa maladie, qui fut longue et douloureuse , elle s'écriait souvent : « Jésus , Marie , Joseph, quand j'aurai assez souffert, appelez-moi à vous! » A la fin, ne pouvant presque plus parler, elle ne murmurait plus qu'un seul nom : « Jésus ! ô Jésus ! » C'était sa suprême consolation, son dernier cri d'adieu. Enfin, après un long martyre, elle expira doucement, la main sur la tête de son enfant pour le bénir, les yeux levés vers le ciel, et le nom de Jésus sur ses lèvres. Oh! belle et précieuse mort! 0 nom à jamais béni de Jésus .

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