‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 147 sur 315 · Succès d'une neuvaine à saint Joseph · texte numérisé non relu

Succès d'une neuvaine à saint Joseph

Noua tononsle trait suivant d'une supérieure des Sœurs de la charité de Saint- Vincent de Paul,, liée depuis de

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longues années avec la respectable famille dont saint Joseph à bien voulu récompenser la confiance.

« Au mois de mars 1859, une jeune personne de lo à 4 6 ans ' , appartenant à une famille très-chrétienne et dont la mère était fort malade depuis plusieurs mois, fit une chute si grave, qu'elle se brisa le dernier os de la colonne vertébrale. Malgré tous les soins qu'on lui prodigua et les remèdes qu'on lui fit, elle souffrait horriblement, et, depuis cinq longues semaines, elle était obligée de rester couchée du côté gauche, sans pouvoir faire le plus petit mouvement. Sa famille désolée, voyant que les moyens humains étaient impuissants, fit, à l'intention de la malade, une neuvaine à saint Joseph. Or, un jour de la neuvaine, pendant que la sœur et le père de la malade entendaient la sainte messe pour demander à Dieu par saint Joseph un miracle en sa faveur, elle essaya de se remuer, parvint à s'asseoir sur son lit, et, quelques instants après, elle se leva, se jeta dans les bras de sa mère attendrie jusqu'aux larmes. Elle alla au-devant de son père ; et, pour montrer que sa guérison était parfaite, elle déjeûna avec toute sa famille et alla, après, entendre la sainte messe en actions de grâces à Saint-Sulpice, sa paroisse.

' 13- -- Saint Joseph pourvoyeur des communautés.

Canada, monastère des Ursulines des Trois-Rmèrea, fête de la Purification, 1876.

Bien des fois nous avons lu avec un vif intérêt les

1) Cette jeune personne est la petite-fille du wuerable M. Go«- *in, fondateur et président de la Société de Suint François Régi»

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pages du Propagateur de la dévotion à saint Joseph; nous avons admiré les faveurs signalées que ce grand Saint se plaît à répandre dans notre ancienne mère-patrie. Ce glorieux Père, dont la puissance égale la bonté, ne manque jamais de se trouver sur les lieux où l'on invoque avec confiance son intercession. Sur nos plages lointaines, dans notre paisible Canada, saint Joseph s'attire de plus en plus l'amour et la confiance des cœurs, et, dans leur gratitude, ils voudraient publier partout ses bienfaits 1 Ayant nous-mêmes ressenti plusieurs fois les effets de sa tendre sollicitude pour les communautés religieuses, je viens m'acquitter d'une promesse faite à ce bon Père, en vous priant de publier dans le Propagateur le fait suivant. L'année est extrêmement dure en Amérique, la crise pécuniaire est générale, les affaires souffrent, le commerce languit, les ouvriers sont sans ouvrage, la gène et la misère se font cruellement sentir, et c'est précisément dans une telle année que nous avions à faire, en sus des dépenses courantes, un paiement de plus de quinze mille francs. Malgré tous nos efforts pour arriver à réaliser cette somme, énorme pour nos moyens, nous nous trouvions réduites à recourir à des emprunts toujours difficiles et souvent ruineux. La sœur économe, bien déconcertée, mais aussi pleine de foi, promet à saint Joseph que, s'il nous accordait la faveur de pouvoir effectuer ce paiement sans être dans la pénible obligation de faire des emprunts à intérêt, elle ferait publier cette grâce par le Propagateur.

Le jour où il devenait nécessaire de former la somme à payer, voilà que saint Joseph nous amène l'argent de nos modiques revenus avec la jolie somme de 8,800 frs. O'ielques heures après arrivent encoie 2000 francs qui

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se faisaient attendre depuis bien des années ; enfin le même jour, la rentrée de plusieurs petites créances, avec les quelques épargnes que nous avions auprès de nous, a complété le montant à payer qui depuis si longtemps nous donnait tant d'inquiétude. Gloire en soit rendue à saint Joseph.

Je croirais manquer de reconnaissance envers saint Joseph, si je ne profitais de l'occasion pour signaler (entre bien d'autres) une preuve visible de la protection de saint Joseph. Dans un temps où la disette se faisait aussi sentir, nous nous trouvions parfois dans une gêne telle, que nous avions à peine les quelques piastres nécessaires pour le pot-au-feu du lendemain. Un de ces jours, une sœur de la cuisine se rend au dépôt avec sa liste des provisions du lendemain ; la dépositaire, qui n'avait pas maille dans sa bourse, lui dit : « Ma sœur, ce ne sera certes pas moi qui pourrai remplir votre liste ; je n'ai pas une demi-piastre dans mon tiroir; allons! prions saint Joseph de venir en aide à la communauté et de lui envoyer ce qui est nécessaire. r> Eh bien, une demiheure à peine était écoulée, qu'une dame se présente apportant seize piastres, environ 80 francs, qui certainement n'étaient point attendus ce jour-là. C'était sans doute l'envoyée de saint Joseph ! Combien de faits de ce genre pourrions-nous encore signaler a la louange et à la gloire du puissant père et protecteur saint Joseph ! Mais déjà je crains d'avoir pris trop d'espace dans vos pages si intéressantes.

Sœur M. -A. de Saintk-Jkannk de Chant al, Supérieure.

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