‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 146 sur 315 · ANNÉE · texte numérisé non relu

ANNÉE

210 juin.

modo, de cette année. Il a eu lieu dans un couvent de religieuses du diocèse de Rodez, en la paroisse de Saint- Laurent de Rive-d'Olt. Il m'a été communiqué par M. Lunet, curé de l'endroit et en même temps aumônier de ces Dames.

j La sœur Saint-Paul était malade depuis deux mois et demi : elle avait eu successivement plusieurs fièvres. En dernier lieu, elle crachait le sang, et elle était si faible, que la moindre quantité de tisane la fatiguait, et qu'on ne pouvait la remuer tant soit peu, sans qu'elle s'évanouît. Je l'avais administrée, m'écrit M. le curé, et depuis quelques jours on s'attendait à lui voir rendre le dernier soupir. Le dimanche de Quasimodo, comme elle se sentait à toute extémité, elle pria la Mère Supérieure, qui allait à vêpres, de vouloir bien, avec toute la communauté, réciter trois Pater, en l'honneur de saint Joseph, pour que ce grand Saint daignât lui obtenir une sainte mort ou une prompte guérison. Les trois Pater furent dits. Après Vêpres, la Mère Supérieure se rend auprès de la malade pour la préparer à la mort, et, à sa grande surprise, elle la trouve toute joyeuse et complètement guérie. L'heureuse protégée de saint Joseph s'habille et se lève à l'instant même, embrasse toute la communauté, prend aussitôt une bonne assiettée de potage, se met, le lendemain lundi, à suivre tous les exercices de la communauté, et elle a [continué depuis à jouir d'une parfaite santé. »

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