‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 151 sur 315 · Saint Joseph protecteur des Carmélites · texte numérisé non relu

Saint Joseph protecteur des Carmélites

Quoi qu'en disent les sectaires, les communautés religieuses ne regorgent pas des biens de ce monde. Comptant sur la Providence, elles bénissent Dieu quand elles ont le nécessaire, et, si parfois il est à la veille de leur manquer, elles redoublent de conûance en la bonté du saint Patriarche, le pourvoyeur et l'économe de la Sainte- Famille. Voici un trait qui confirme nos paroles. Un Père Mariste a été chargé d'envoyer mille francs à un monastère de Carmélites dans la gène. La Mère Prieure l'en a remercié par la lettre suivante :

c Carmel de A..., f3 septembre 1876.

» Je ne veux pas attendre à demain pour exprimer par vous à l'aimable Providence, cachée sous l'humble voile de l'anonyme, la vive et profonde gratitude dont surabondent nos cœurs et nos âmes.

» Jamais peut-être bonne œuvre n'a mieux atteint son but et n'a davantage glorifié le bon Die a.

» Notre pauvre petite Communauté, l'oit éprourée, sous plus d'un rapport, depuis déjà plusieurs années, vient encore de faire tout récemment, (une perte relative-

220 juin.

meut considérable qui la mettait dans bien des impossibilités.

» Dans l'extrémité où nous nous voyions réduites de toutes manières, nous avons fait à notre glorieux Père saint Joseph un modeste vœu qui semble lui avoir été agréable, puisque c'est justement un mercredi, jour qui lui est consacré, que nous arrive ce secours inespéré. Je me permets de vous donner ces détails, mon révérend Père, pour vous faire mieux comprendre les sentiments d'actions de grâces envers Dieu, de reconnaissance envers notre bienfaiteur, avec lesquels votre envoi a été reçu ce matin. Je voudrais, mon révérend Père, que cette généreuse personne, outre le bonheur que l'on éprouve toujours à faire le bien, goûtât encore la. jouissance du nôtre, si je puis m'exprimer ainsi, par la connaissance de l'opportunité de sa bonne œuvre.

s Je ne doute pas que notre bon Maître n'exauce notre humble prière et ne récompense au centuple, dès cette vie, cette personne charitable, en déversant sur elle et sur les siens le bien qu'elle fait à chacune de nos âmes par la paix qu'elle leur procure. Désormais elle peut compter sur le secours quotidien et bien fervent de notre humble prière.

» Sœur Thérèse de Jésus. »

Page 1