Piété de saint Louis de Gonzague
Saint Louis de Gonzague avait une dévotion toute filiale à saint Joseph. Il s'appliquait à imiter surtout sa chasteté virginale, et il avait si bien copié son modèle, que la belle vertu semblait sortir de tous ses pores, et répandait autour de lui le plus doux parfum. C'était un ange du Ciel qui s'ennuyait sur la terre; aussi bientôt finit son exil; il mourut à vingt-deux ans, comblé de mérites. Mais à peine eut-il rendu le dernier soupir, que tous les pères, toutes les mères et tous les jeunes gens de la ville de Rome qui l'avaient connu, accoururent auprès de son lit funèbre, pour contempler et vénérer cette séraphique relique. Son corps, sa chambre, ses
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habits, tout ce qui avait été à son usage, devenait un objet de vénération. On voyait sur ce corps précieux les vertus éclatantes qu'il avait pratiquées; on y remarquait surtout les glorieux stigmates de la chasteté. Le lis de saint Joseph avait touché son front , et y avait laissé l'empreinte et l'éclat de la belle vertu. L'expression de sa figure avait je ne sais quoi de céleste qui ravissait tout le monde; c'était un reflet de la gloire qui entoure le cœur des Vierges dans le Ciel. Aussi chacun disait : i Ce n'est pas un corps terrestre, c'est un corps spiritualisé et glorieux. » Et la cour de Rome appela Louis : V Angélique jeune homme. — Si telle a été la beauté corporelle de Louis de Gonzague sur son lit de mort, que sera-t-elle au grand jour de la résurrection, quand elle réfléchira tout l'éclat de la virginité qu'il pratiqua à un si haut degré? Ornons donc ici-bas nos âmes de vertus, et nos corps ressusciteront glorieux et étincelants comme les anges de Dieu : Erunt sicut angeli DeL