‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 160 sur 315 · Protection de saint Joseph dans un grave danger · texte numérisé non relu

Protection de saint Joseph dans un grave danger

i Monastère de Notre-Dame do la Trappe, à la Cour Pétral, 3 avril 1877.

i Permettez-moi d'acquitter une dette de reconnaissance envers le glorieux saint Joseph. Voici le fait dans toute sa simplicité :

» Un honnête père de famille, que nous occupons toute l'année, nettoyait notre chapelle le mercredi saint, 28 mars; il était monté sur le dernier degré d'une échelle qui atteignait à la voûte élevée de quarante à quarantecinq pieds au moins; il frottait d'une main, ne pouvant s'appuyer de l'autre que sur le mur. Le pauvre homme s'avise de poser la main sur la tringle d'un rideau, quand tout à coup cette tringle manque; le malheureux tonihe sur le tahcrnacle de marbre, renverse le dessus et les gradins, fait tomber trois pierres de l'autel et enfin est renversé parterre. Nous finissions l'ofiice de Tierce, nous filmes toutes témoins de l'accident; ce fut un cri général, nous le crûmes tué. Nos révérends Pères arrivèrent, aussitôt pour le relever, nous récitions les litanies de la très-sainte Vierge pour ce pauvre homme. Une bonne ancienne religieuse, très-dévolc à saint Joseph, promit à ce saint Patriarche que, s'il conservait la vie sauve a ce bon père de famille, elle ferait insérer ce fait dans vos Annales. Non-seulement, saint Joseph lui a conservé la vie, mais il n'a aucun membre fracturé. Le médecin fut appelé immédiatement et, après avoir examiné le blessé et visité le lieu d'où il était tombé, Le bon docteur dit :

232 juin.

« Cet homme devait se tuer, c'est un « vrai miracle, b Le lendemain il put se lever, et il est très-bien aujourd'hui. Gloire à saint Joseph 1

» Il n'est peut-être pas inutile, mon révérend Père, de vous dire que ce brave homme n'était pas indigne de la protection de saint Joseph. Lorsqu'il fut sur son lit, après sa chute, il se prit à pleurer comme un enfant, parce que, disait-il, il ne pourrait faire ses Pâques le lendemain avec sa femme. Nos révérends Pères le consolèrent, en lui disant que Monsieur le Curé allait venir le confesser et qu'on lui porterait le bon Dieu dans son lit. En effet, notre révérend Père aumônier lui porta la sainte Communion, accompagné des deux fils de ce pauvre homme, enfants de huit à neuf ans; ils portaient les cierges.

» Ma tâche est remplie ; nous devions accomplir la promesse faite à saint Joseph que nous considérons depuis longues années comme l'économe de notre Monastère.

b Sœur Marie-Madeleine, Prieure. »

Page 1