Faveur obtenue le jour du Patronage de saint Joseph
Nous avons reçu de Frohsdorf (Autriche) , où nos Annales comptent de nobles et fidèles lecteurs, le trait suivant, attesté par un digne ecclésiastique :
i Frohsdorf, le 8 mai 1877.
» Je v'ens acquitter une dette de reconnaissance contractée envers notre grand et puissant Père saint Joseph.
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t Prise par une fièvre catarrhale, qui, d'après la déclaration expresse du médecin, devait m'interdire pendant plusieurs mois toute fatigue d'esprit , je me vis dans l'impossibilité de suivre le cours ordinaire de mes études. L'état languissant où je me trouvais réduite, ayant un dégoût extrême pour toute nourriture et m'affaiblissant de jour en jour davantage, m'était d'autant plus pénible qu'il me surprenait au milieu de l'année classique et qu'il me faisait présager la triste nécessité de quitter le cher institut de Frohsdorf où, depuis trois ans, je me trouve si heureuse sous la direction de mes chères maîtresses.
» Mais le puissant saint Joseph, qui m'a conduite dans sa chère petite famille, n'avait pas jugé l'heure propice pour m'en retirer. Mes compagnes, pleines de charité, attendaient avec impatience la fête du Patronage de ce glorieux Patriarche. « Nous ferons, disaient-elles, avec une naïveté charmante, une pétition ce jour-là à notre bon Père, pour qu'il guérisse notre compagne ; nous le remercierons par avance de la grâce qu'il nous obtiendra et bien sur, qu'il ne nous laissera pas répéter notre demande une seconde fois, i Sous l'empire d'une confiance inébranlable en la puissance du grand saint Joseph, nous signâmes toutes, la veille de son Patronage, une lettre écrite par une des plus grandes élèves et nous la portâmes en procession, avec prières et chants, derrière sa sainte image, qui domine l'autel de notre chapelle.
» Nous fîmes la promesse d'honorer ses sept douleurs et ses sept allégresses par sept communions, et, s'il me guérissait, de réciter durant un mois entier, -on saint oflicc, do faire dire une messe en actions de grâces et de le faire publier en son honneur.
» Mon état ne changeai! pas; mais cotre conÉance
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augmentait au fur et à mesure que le grand jour du Patronage de saint Joseph approchait. 0 bonheur inexprimable! malgré mon indignité et mon peu de ferveur, après la sainte communion, je me sentis subitement guérie. Depuis ce jour, je me porte très-bien, mes forces reviennent et, grâce à Dieu et à saint Joseph, je puis de nouveau m'acquitter de mes devoirs.
i Nous sommes pleines de reconnaissance envers notre bon et glorieux Protecteur; notre confiance et notre amour envers lui s'accroissent de jour en jour et nous voudrions le faire aimer de tous les cœurs.
» Rosa Foitik. »
28- — Heureux accident obtenu par l'intercession de saint Joseph.
Voici un nouveau trait de la protection de saint Joseph, arrivé depuis peu de temps, et que nous tenons d'une source très-sûre. Nous pourrions nommer les lieux et les personnes ; on comprendra facilement que nous ne le fassions pas.
Dans la petite ville de N..., une personne pieuse s'occupait, dans une pharmacie particulière, à faire des remèdes pour les pauvres malades qui manquaient de ressources pour pouvoir s'en procurer ailleurs. Or, un jour, un jeune garçon se présente à elle, la priant de vouloir bien lui donner un remède pour sa mère dangereusement malade. Après avoir lu rapidement l'ordonnance du médecin, cette personne charitable, pleine de dévouement pour les malheureux, s'empresse de composer le médicament qui lui est demandé, et de le remettre à l'enfant, afin qu'il l'apporte sans retard à
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la malade. Mais, hélas I quelque temps après que le jeune commissionnaire fut parti, elle s'aperçut qu'elle s'était trompée de remède et que la potion qu'elle avait préparée donnerait peut-être la mort à l'infortunée qui la prendrait. Aussitôt un tremblement nerveux agite tout son corps, une sueur froide couvre son front. Que faire? Courir après l'enfant? Mais elle ignore de quel côté il est allé. Ne sachant plus quel moyen prendre afin d'empêcher ce malheur, elle se jette aux pieds d'une statue de saint Joseph, placée dans une petite niche au milieu de la pharmacie, et, animée de la plus vive confiance : < Grand Saint, lui dit-elle, avec une voix pleine de larmes, venez à mon secours, faites, je vous en conjure, que la fiole se casse et qu'il n'en reste pas une seule goutte. » Quelques minutes après avoir adressé sa fervente supplication au chaste Épouxde Marie, au Consolateur des affligés, elle entend frapper à la porte, elle ouvre en frémissant ; il lui semble qu'on vient lui annoncer la fatale nouvelle qu'elle redoute tant. Mais, ô bonheur! elle voit le jeune garçon tout confus, qui lui dit en pleurant : « J'ai eu le malheur de casser ma fiole qui contenait le remède que vous m'aviez donné, il n'en est pas resté une goutte. »
Il est plus facile de comprendre quo d'exprimer quelle joie remplit le cœur de cette personne charitable en voyant avec quel amour et quelle promptitude saint Joseph avait exaucé sa prière.