‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 169 sur 315 · Sainte pratique · texte numérisé non relu

Sainte pratique

Cest une salutaire pratique que d'avoir une image de saint Joseph, ou dans son oratoire, ou dans sa chambre, ou dans son livre d'Heures, ou dans quelque lieu décent de son habitation. — Sainte Thérèse n'y manquait point. Elle mettait, raconte l'histoire de sa vie, sur toutes les portes des monastères qu'elle fondait, Notre- Dame et le glorieux saint Joseph ; et quand elle allait de çà et de là , pour ses diverses fondations, elle portait toujours avec elle une image de ce grand Saint — qu'on conserve encore à Avila, — le nommant le fondateur de l'Ordre. Or, ajoute l'historien de sa vie, sainte Thérèse avait reçu de Notre-Seigneur lui-même cette pratique de dévotion. Car un. jour qu'elle réfléchissait à l'établissement de ce même monastère d' Avila, triste et affligée des embarras qu'elle éprouvait, le divin Sauveur lui apparut pour la réconforter et lui ordonna de s'occuper de cette œuvre avec activité, sans crainte ni découragement, l'assurant du succès et lui indiquant de placer saint Joseph à l'une des portes, et sa très-sainte Mère à l'autre, pour en éloigner toute embûche du démon ; ce que sainte Thérèse se hâta d'exécuter. Me direz -vous qu'en ce qui vous regarde, il ne s'agit ni de fondation à faire, ni de maison à bâtir ? Vous vous tromperiez grandement, car ni l'un ni l'autre ne vous manquent : devant

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vous fonder en vertus et bûtir, dès ce moment qui passe et chaque jour, une demeure dans l'éternité.

Est-ce, après tout, si difficile de tenir une image de ce Saint sur vous, ou dans votre cabinet? Cette vue vous fournira aussi l'occasion de l'invoquer souvent, de devenir plus intimement sien par de pieuses invocations, et il ne suffit que d'y réfléchir quelque peu, pour vous décider vite à ne vous point priver du grand bien qui en revient (P. de liary).

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