‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 175 sur 315 · Un procès gagné · texte numérisé non relu

Un procès gagné

On lit dans le Messager de V Archiconfrérie de Beauvais : Une famille honorable, terriblement éprouvée, s'est vue exposée tout à coup à perdre en même temps biens, fortune, considération , et même l'honneur, par suite d'une accusation calomnieuse très-grave pour faux en écriture commerciale. De là devaient disparaître pour elle, et sans retour, tonte confiance, tout crédit, toute clientèle, pour faire place à une ruine totale et à un éternel déshonneur. Mais dans cette famille, saint Joseph était depuis longtemps honoré et journellement prié par une de ces âmes qui sont vraiment les anges tutélaires des familles chrétiennes. Dans une situation si critique, on redouble de prières et de supplications, on verse aux pieds de saint Joseph des soupirs et des larmes, et on lui demande, non-seulement la justification de l'innocence, mais encore le triomphe éclatant de la justice. On promet au saint Patriarche de faire célébrer la sainte messe tous les mercredis d'une année entière, et de publier cette insigne faveur dans son pieux et fidèle Messager, s'il daigne exaucer ces vœux si ardents et si légitimes.

Tout cela se passait dans la première quinzaine du mois de mars de cette année. 0 prodige de la bonté et de la protection de saint Joseph! le jour même de sa fête, le 19 du mois qui lui est consacré, par un concours plus qu'étonnant de circonstances ménagées par sa paternelle bienveillance, le tribunal repousse l'accusation et rend un jugement de non-lieu; ce même jour, de puissantes maisons de banque d'une graude ville

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