‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 180 sur 315 · Une maladie envoyée par saint Joseph · texte numérisé non relu

Une maladie envoyée par saint Joseph

Un membre de ma famille avait résolu, malgré nos avis, d'aller dans un lieu où son âme aurait couru de graves dangers. Conseils, prières, ordres même, tout avait été inutile : mon mari et moi n'avions rien obtenu. Je commence une neuvaine à saint Joseph le mercredi, et c'était le lendemain que ce voyage devait se faire. Le soir, mon malheureux enfant vient dans ma chambre, pour me faire une scène terrible, me disant : Qu'il allait nous quitter, qu'il ne reviendrait jamais plus, etc. Enfin, je dus le chasser de ma chambre.... Ma dernière prière à saint Joseph, fut celle-ci : Mon bon Père, vous le voyez, tout est inutile; une seule chose pourrait V empêcher d'aller là où son âme court tant de dangers. Faites qu'il tombe malade et qu'il souffre beaucoup. Et puis, me mettant à sourire : Mais c'est demander presque un miracle, car il se porte à merveille. Et cependant, après avoir donné tous les ordres pour son départ du lendemain, qui devait avoir lieu à cinq heures du matin, N... est pris, à trois heures de ce même matin, par d'affreuses douleurs et obligé de se remettre au lit (car il s'était levé) ; et enfin ce voyage, tant redouté par son père et moi, ne s'est pas fait; il fut remplacé par un abcès qui le fit pendant plus de huit jours bien cruellement souffrir ; et malgré ma peine de lui voir unedouleur pareille, je bénissais Dieu et saint Joseph.... Je vous demande donc, mon révérend Père, de vouloir bien publier ce nouveau bienfait de saint Joseph. A ma confusion, je dois vous avouer que je n'avais pas une grande coq fiance en saint Joseph ; mais à présent, je le

JUILLBT, 263

prie et l'aime avec une confiance sans limites et sans bornes.

Page 1