Confiance en saint Joseph récompensée
Les religieuses Augustines d'Anvers avaient, dans l'intérieur de leur monastère, une belle chapelle de saint Joseph célèbre par les grâces extraordinaires qu'on y obtenait. Parmi ces religieuses, il y en avait une nommée Elisabeth, qui, depuis plus de trois ans, souffrait de la pierre ; ses douleurs étaient si vives, qu'elles lui donnaient une fièvre brûlante et la faisaient tomber en défaillance. Les médecins, de leur côté, jugeant la maladie trop grave et trop avancée pour céder aux efforts de leur art, se déclarèrent dans l'impossibilité de la guérir. Cette infortunée religieuse, se voyant abandonnée des hommes, s'adressa avec une grande confiance à saint Joseph, qu'elle avait toujours beaucoup aimé. Elle se ceignit les reins d'une ceinture bénite sous son invocation. Elle ne cessait, jour et nuit, de le prier et de le faire prier ; sa confiance allait en augmentant dans son cœur, au point qu'un jour elle ne craignit pas de dire à la prieure : « Oui, ma mère, je guérirai ; soyez sûre qu'avec l'aide de saint Joseph, je serai bientôt délivrée du mal qui me tourmente. » Elle continuait à solliciter sa guérison, et toujours avec une nouvelle ferveur, lorsque, le 10 juin 1659, pâmée de douleur
entre les bras de ses compagnes qui la soutenaient en pleurant, elle se laissa tomber a genoux devant l'image de saint Joseph, le conjurant avec larmes de la soulager. Tout à coup elle cessa de souffrir. En môme temps elle sentit qu'elle était délivrée de l'affreuse maladie qui la tourmentait si cruellement. Un médecin hérétique étant venu visiter la malade, qu'il avait vue dans un si triste état, confessa ingénument qu'une telle guérison ne pouvait être que* miraculeuse.