‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 193 sur 315 · Saint Joseph, notre Providence · texte numérisé non relu

Saint Joseph, notre Providence

Saint Joseph a été vraiment une providence pour un établissement cher à l'Eglise et au diocèse dont il est la plus sûre espérance. Quand, il y a près de dix-huit ans, nous fûmes chargé d'une partie de l'administration de ce bien-aimé Petit-Séminaire où nous avions déjà passé plus de quinze ans de notre vie, notre premier acte fut de tout offrir, tout confier à saint Joseph, en le conjurant de prendre tout en main et de tout diriger comme le premier économe de la maison. Et mille fois nous avons reconnu que ce bon Père nous avait prêté aide et secours. Et sous ses auspices ont été entrepris et menés à bonne fin, malgré des obstacles jugés insurmontables, des travaux extraordinaires et des constructions importantes, qui font de ce pieux séjour un établissement modèle.

Saint Joseph a été visiblement, et d'une manière constante, une vraie Providence pour les deux maisons religieuses confiées k mon ministère, et qui l'honorent tout particulièrement: l'une comme son patron et le constant objet de son culte, groupant sans cesse à ses pieds ses orphelins et ses vieillards pour prendre part aux exercices et aux prières de sa glorieuse Archiconfrérie ; l'autre comme Chef de la Sainte-Famille, aux soins de laquelle sont confiés ses infirmes et ses

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malades. Souvcnl. des secours inespérés arrivent à ces hospices, secours ménagés par une main invisible que nous nous plaisons tous à reconnaître pour celle de notre bien-aimé Père.

Saint Joseph a été constamment une visible providence pour une nombreuse famille que depuis longtemps je n'ai point cessé de recommander à sa paternelle bienveillance, et pour un prêtre qui se fait un devoir de lui conOer toutes les œuvres de son ministère. Et jamais, non, jamais sa confiance n'a été déçue! Je le dirai, puisque Dieu m'a permis de connaître ces merveilleux détails ; dans ces circonstances si bien préparées, ceo événements si inopinément amenés, je le dirai, le cœur plein d'une vive émotion, saint Joseph semble s'être mis au service de ceux qui lui ont été si ardemment confiés, tant ses faveurs ont été multipliées! tant son concours a été opportun ! tant sa main, mille fois bénie, a été prompte à écarter les obstacles et à répandre ses bienfaits!

0 saint Joseph, notre bonne et douce Providence! Je le dirai, je le redirai sans cesse: nul ne vous invoqua jamais en vain ! Recevez le faible tribut de notre impoissante reconnaissance ; soyez béni ! soyez loué, soyez aime ! vous ne le serez, jamais assez!

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