Conversion d'une mondaine
On verra par la lettre suivante, quel bien on peut faire à une âme mondaine, en lui donnant à lire les Annales de saint Joseph ou quelque outre pieuse publication.
28 septembre 1878.
Je dois beaucoup à saint Joseph, et à vous aussi, mon bon Père : je puis bien vous le dire, c'est à votre chère publication que je dois tout, et d'abord ma conversion. 11 serait trop long d'entrer dars le détail de toutes les faveurs obtenues par saint Joseph; chaque jour de ma vie est marqué par quelque grâce.
Abonnée une des premières à votre publication, j'étais à cette époque de ma vie, lancée bride abaltue dans toutes les vanités du monde : je ne songeais qu'au plaisir, quoique j'eusse des devoirs bien plus sérieux à remplir comme mère de famille; mais je n'y pensais pas. (/est alors qu'une personne pieuse, mais peu fortunée, me proposa de m'abonner avec elle au Propagateur, ce que je lis par complaisance, et en riant comme je riais de tout. J'en demande pardon à sain! JoSOph. Cependant je lisais votre journal et peu à peu j'ouvris les \en\
mon état ; depuis longtemps je ne m'étais pas approchée des sacrements, lorsqu'une nuit je fis un rêve affreux ; c'était une grâce de saint Joseph. Depuis lors je fus tourmentée, pressée d'aller trouver mon confesseur, et enfin un jour, après avoir longtemps prié aux pieds de Marie, m'ètre mise sous la protection de saint Joseph, de mon ange gardien, armée de courage, je m'approchai du confessionnal où je ils une bonne et sincère confession. Vous dire, mon Père, quel calme, quelle paix j'ai recouvrée, est impossible : ceux-là seuls le savent, qui, comme moi, sont revenus à Dieu de tout leur cœur. Depuis, grâces en soient rendues à Dieu, j'ai persévéré, je suis devenue sérieuse et j'ai peu à peu quitté les vanités du monde, et je suis heureuse en remplissant bien mes devoirs, quelque pénibles qu'ils soient parfois.