‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 212 sur 315 · Dévotion d'une pieuse Carmélite ta la Sainte-Enfance · texte numérisé non relu

Dévotion d'une pieuse Carmélite ta la Sainte-Enfance

Entre les pieuses filles de sainte Thérèse qui se firent remarquer par leur tendre dévotion à la Sainte-Enfance, nous aimons à rappeler le souvenir d'Anne de Heano, que sa sœur Antoinette du Saint-Esprit avait si chrétiennement élevée; elle entra comme elle dans l'ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel, et fut reçue par sainte Thérèse au monastère de Valladolid, l'année même où il fut fondé; elle s'appela en religion Anne de Saint- Joseph. Gomme sa sœur aînée, elle fut Ull miroir de candeur, de pureté, d'innocence. Son humilité, son obéissance, sa douceur, la rendirent extrêmement obère à sainte Thérèse. Ce qui distingua Anne de Saint-Joseph

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ut son amour pour l'oraison, et son attrait à honorer la divine Enfance de Notre-Seigneur. Saiute Thérèse, pour seconder cet attrait, permit à Anne de Saint-Joseph d'avoir dans sa cellule une petite statue de l'Enfant Jésus. Dans la vivacité de sa foi, Anne de Saint-Joseph voyait son Dieu aussi présent que si elle l'eût contemplé à Bethléem dans les bras de la très-sainte Vierge. Son cœur, embrasé d'amour, se répandait en tendres colloques ; et Notre-Seigneur, qui trouve ses délices dans les âmes simples et candides, ne cessait de combler sa fidèle épouse des plus précieuses faveurs. On peut juger, par les paroles du divin Maître que nous allons rapporter, de quelle manière il traitait cette âme angélique. Un jour, Anne de Saint-Joseph travaillait dans sa cellule, ayant près d'elle son cher Enfant Jésus : il lui arriva de détourner un moment sa pensée de lui, et de la fixer sur le travail qui l'occupait. Le divin Enfant lui dit alors : Fais attention , tu me laisses seul. Elle lui en demanda aussitôt pardon avec un amoureux repentir. Ce trait illumine toute cette vie cachée en Dieu, et nous fait connaître le commerce intime de cette âme avec son adorable Epoux. La flamme du zèle apostolique consumait le cœur de cette vierge. Voir régner son Jésus jusqu'aux extrémités de la terre, et toutes les âmes embrasées de son amour, était comme le soupir perpétuel de sa prière.

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