‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 218 sur 315 · Le beau rêve d'un jeune serviteur de saint Joseph · texte numérisé non relu

Le beau rêve d'un jeune serviteur de saint Joseph

Mon révérend Père,

Je viens acquitter la promesse faite à saint Joseph, et en même temps le remercier d'une faveur qu'il m'a accordée.

Voici de quoi il est question : m'amusant au détour d'une rue, je fus pressé contre un mur par une charrette et c'est déjà une espèce de miracle que j'aie survécu seulement une minute. Tout mon corps ne fût bientôt qu'une masse informe, tant j'étais enflé. Le médecin ne donna aucune espérance. Alors mes chers parents, bien désolés, s'empressèrent d'appeler un prêtre qui me donna l'Extrême-Onction ; je restai deux jours sans connaissance. Enfin une religieuse de Saint-Charles, toute dévouée au culte du bon saint Joseph, m'envoya un cordon bénit de ce grand Saint en me recommandant d'avoir confiance en sa puissance auprès de Dieu. Je reçus ce cordon avec bonheur et je me mis sous la protection du glorieux Père de Jésus; dès lors, je me sentis un peu soulagé.

SEPTEMBKL. M 7

Un jour que ma mère se désolait au pied de mon lit, car le mieux allait doucement, je m'endormis et, pendant mon sommeil, je vis en songe saint Joseph qui m'assura de ma guérison, et de plus m'annonça que plus tard je serais prêtre. Je me réveillai plein de joie, et je m'efforçai de rassurer ma bonne mère en lui racontant mon beau rêve : il s'est réalisé jusqu'à présent, puisque je suis parfaitement guéri et que le désir d'être prêtre ne me quitte plus. Je suis entré au séminaire de Montpellier quatre mois après ma première communion, et j'espère que saint Joseph continuera son œuvre.

J'oubliaisde vous dire que, pendant ma convalescence, j'avais élevé une petite chapelle dans ma chambre, où j'avais placé l'image de mon vénéré Protecteur que j'aimais tant à prier,; chaque jour je récite en son honneur sept Pater et sept Ace. J'aime beaucoup à lire le journal où sont racontées les laveurs que ce grand Saint accorde à ses serviteurs ; je vous prie avec instance de vouloir bien insérer la lettre cjue j'ai pris la liberté de vous écrire.

OSMOND CAUCAT,

Elève du petit séminaire de Montpellier.

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