‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 223 sur 315 · Guérison attribuée à saint Joseph du Chône · texte numérisé non relu

Guérison attribuée à saint Joseph du Chône

11 y a cinq ans, je fus atteinte d'une maladie trèsgrave et peu commune dans nos pays. Au bout de deux

ans, je me vis forcée de chercher, dans une maison de santé, un régime et des soins en rapport avec mon état.

Bien loin d'y trouver la guérison , la gravité de mon mal, sa ténacité donnèrent même pendant quelques jours de sérieuses craintes pour ma vie. On redoutait une maladie de langueur. Les médecins disaient que la guérison se ferait longtemps attendre et aucun ne voulait en assurer la durée. Une circonstance impérieuse me rappelait, au moment même, dans ma famille ; les médecins considéraient mon départ comme une grave imprudence. Une personne pieuse, voyant mon profond découragement, mon cruel embarras, me conseilla de m'adresser à saint Joseph ; elle me parla du pèlerinage de la chapelle du Chêne, près Beaupréau. Malgré les difficultés que me présentait le voyage, je me résolus à le faire. A partir de cet instant, je me sentis une confiance sans limite dans la protection de saint Joseph, ce bon saint, que j'avais tant négligé jusque-là. J'en vins à me tenir comme assurée de ma guérison. Arrivée à la chapelle du Chêne, je priai avec une ferveur inconnue jusqu'alors.

Le surlendemain de ce jour, le médecin qui me visitait habituellement et auquel mon pèlerinage était resté inconnu, s'écria, après un instant d'examen : C'est incroyable 1 je n'y comprends rienl vous êtes en pleine voie de guérison ; si le mieux continue, avant peu vous pourrez partir sans danger.

Quelques jours après, j'annonçais à ma famille ma guérison et mon retour.

J'ai actuellement 26 ans, près de 4 ans se sont écoulés depuis ma guérison. Je vis de la vie commune, ce que je n'avais pas fait pendant six ans. Je jouis d'une excellence santé ; aucun accident, rappelant le passé, ne s'est repro-

SKI'TKMDHE. v '.] 1 7

duit. Ma reconnaissance envers saint Joseph n'a point de bornes.

J'ai expérimenté plus d'une ibis que jamais on ne l'invoque en vain. Son cœur ne sait point résister à des instances réitérées.

Page 1