‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 222 sur 315 · Vertu de la prière · texte numérisé non relu

Vertu de la prière

Depuis le mois de décembre, une vertueuse fille souffrait de vives douleurs à une jambe, à un tel point qu'elle ne pouvait s'en servir, et que, dans l'espace de quatre mois, elle n'est sortie qu'une seule fois de chez elle, pour aller visiter et recevoir Notre-Seigneur à l'époque des quarante heures ; le trajet à parcourir, quoique court, lui fut cependant bien pénible, aussi n'y est-elle plus revenue. Son médecin l'avait, pour ainsi dire, abandonnée, parce qu'il voyait cotte jambe devenir de plus en plus malade, malgré L'emploi do tonte s<»rte de remèdes.

N'ayant donc plus d'autre ressource que la prière,

notre malade s'est adressée à saint Joseph ; chaque jour de son mois, elle a imploré sa puissante intercession. Le 31 mars allait finir, et il ne paraissait encore aucun mieux ; au contraire, le mal avait continué sa marche progressive et douloureuse ; alors elle dit à saint Joseph : « Grand saint, puisque vous ne voulez pas me guérir, obtenez-moi la patience et la résignation à la volonté de Dieu. » Elle s'endormit dans ces pieux sentiments ; au milieu de la nuit, elle se réveilla, ne sentant plus de douleurs aiguës, mais une humidité qui lui fit penser qu'il pleuvait, et que peut-être une malencontreuse gouttière arrosait sa pauvre couche. Elle appela donc ; on vint, et il fut facile de la rassurer sur le temps ; alors, soulevant ses couvertures, quel ne fut pas son étonnement de voir que l'énorme tumeur avait disparu : son lit était inondé, il est vrai, mais la jambe malade était devenue semblable à l'autre. Depuis* cet heureux événement, la protégée de saint Joseph marche aisément.

12 — Cure merveilleuse.

Saint-Salvador, communauté de la Sainte-Famille.

Le cœur vivement touché de reconnaissance, je viens m'acquitter d'une dette contractée envers le chef de la Sainte-Famille.

Un de mes neveux, âgé de 5 ans, se plaignit le 1er mai d'une violente douleur à un genou. Des cataplasmes et autres adoucissements furent appliqués sur la partie malade, sans amélioration ; notre petit patient souffrait des douleurs intolérables; le genou s'était considérablement enflé ; le médecin ordonna une applica-

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tion de sangsues, qui ne produisit aucun effet ; le mal empirait tous les jours et, au bout de la huitaine, l'enfant ne pouvait plus faire un seul pas. Trois médecins des plus célèbres du pays ayant été appelés successivement, l'avis unanime de tous fut qu'il avait une tumeur et que sa guérison se ferait longtemps attendre. Peu satisfaits de cette décision, le père et la mère de l'enfant ont eu recours au Ciel, et ce n'a été qu'à la suite de plusieurs neuvaines faites en l'honneur de Marie, que notre petit Jules a pu faire quelques pas avec beaucoup de ditlicultés, et à l'aide de béquilles, (il y avait un mois qu'il n'avait posé pied à terre). Il semblait que la Sainte Vierge voulait réserver à son virginal Epoux toute la gloire du miracle. Il était dans ce triste état depuis deux mois et demi environ, lorsque j'en appris la nouvelle. Ayant lu dans votre journal beaucoup de guérisons obtenues par son intercession, je m'adressai à lui pour obtenir celle de mon neveu; je commençai, de concert avec notre Communauté et les élèves de notre établissement, une neuvaine en son honneur lui promettant de vous communiquer la guérison si elle avait lieu. Les 9 jours à peine écoulés, je reçois la nouvelle de la cure merveilleuse du cher petit malade; dès les premiers jours, il avait quitté ses béquilles, et, à la lin de la neuvaine, la tumeur avait disparu.

Gloire en soit rendue à notre bon Père saint Joseph. Agréez, etc..

Sœur Mahik.

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