Saint Joseph protecteur des malheureux
Je suis employée dans une maison de commerce et, l'année dernière, par suite de circonstances pénibles, je me vis contrainte de quitter ma place : je me figurai d'abord en trouver bien vite une autre, mais je découvris que ce n'était point chose facile, car la maison d'où je sortais, agissant par prévention, prétendait que je no me replacerais pas dans la ville et donnait de mauvais renseignements sur mon compte. J'eus ainsi le chagrin de me voir refusée, faute de bonnes références. Ce que je gagnais et ma présence étant nécessaires à ma famille, j'étais désolée et pourtant j'étais pleine de confiance en celui qui gagna le pain pour Jésus. Ce fut doue à saint Joseph, patron des travailleurs, que je m'adressai et, me mettant dans son archiconfrérie, portanl sonoordoo béni, j'attendis ainsi cinq grandi mois —
Mon lié vé rend Père, mon espérance u'a pas été déçue : la personne auprès de laquelle j'avais été le pins calomniée m'a offert, danssa propre maison, un emploi ble sous tous les rapports, que je n'aurais su mieux le
désirer et j'en jouis bien joyeusement, car je reconnais que c'est à saint Joseph seul que je le dois et que, s'il m'a fait attendre, c'était pour mieux me servir.
Aussi, ai-je osé vous écrire et, si toutefois vous jugiez à propos de réserver à ma lettre une petite place dans vos Annales, je vous en serais infiniment reconnaissante, car j'ai le plus grand désir de faire connaître aux jeunes lilles de ma position, quel bon protecteur elles ont en ^saint Joseph !