GuérJson d'une petite fille
La veille du Patronage de saint Joseph, un vénérable curé du département de l'Yonne, écrivait une lettre pleine d'intérêt dont nous extrayons ce qui suit:
« La petite fille d'un gendarme de ma paroisse était tellement malade, d'une péritonite aiguë, que le médecin en désespérait. A cette nouvelle, je vais voir les parents qui étaient dans la désolation, pour les consoler un peu, ou du moins prendre part à leur peine. Je ne fus pas plus tôt entré, que la pensée me vint de leur suggérer quelques motifs de confiance en saint Joseph, protecteur des familles affligées, etc. C'était quelques jours avant le 19 mars. Les parents désolés sont touchés de mes paroles et paraissent heureux de prier le bon Saint pour la guérison de leur enfant. De retour chez moi, je leur envoie une médaille de saint Joseph pour qu'on la mette au coude l'enfant, et une image du saint Patriarche que je recommande d'attacher à la muraille, au-dessus de la petite couche de la malade. Dès le premier soir, nous prions tous avec ferveur et confiance... L'enfant s'endort
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paisiblement, ce qui ne lui était pas arrivé depuis quinze jours; puis, voilà qu'au milieu de la nuit, il se réveille et se dresse sur son lit; les parents qui veillaient auprès du berceau furent saisis d'effroi, croyant à un nouvel accès de fièvre; mais ils, furent bientôt rassurés, en la voyant ^dresser ses petites mains vers l'image, comme pour essayer de la caresser; puis elle dit : Maman, vois-tu le petit. Jésusl (l'image représentait saint Joseph tenant l'Enfant Jésus par la main.) Après cela, l'enfant se rendormit paisiblement, et le lendemain malin, les parents constatèrent avec bonheur que l'enfant était guérie, ou du moins que le danger avait cessé ; il y eut encore quelques jours de convalescence, et maintenant la mère dit à qui veut l'entendre que saint Joseph a guéri son enfant. — Quanta moi, j'en ai la certitude. »