‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 245 sur 315 · Les Sœurs de la Miséricorde de Séez · texte numérisé non relu

Les Sœurs de la Miséricorde de Séez

Ln 1860, les Sœurs de la Miséricorde de Séez fondèrent, à Londres, un modeste établissement, dont la cha rite de quelques catholiques fit les frais L'œuvre, bénie et encouragée par S. Km. le cardinal Wiseman, prospéra. Klle fut appréciée des protestants eux-mêmes. Ils admiraient le dévouement de ces humbles filles, qui, sans autre mobile que l'amour de Dieu et des membres souffrants de Jésus-Christ, consacraient leur vie à soulager les malades et à assister les mourants. Beaucoup parmi eux voulurent avoir leurs soins, et reçurent de leur charité plus qu'ils n'attendaient.

Par les prières et l'édification de celles à qui ils ne demandaient que l'allégement de leurs maux physiques, plusieurs sont arrivés à la connaissante de la vi.ue loi.

Cependant le nombre des religieuses B'étant accru,

une maison pins spacieuse devint nécessaire. La communauté pria : saint Joseph fut mis en demeure de procurer les ressource nécessaires à un établissement complet. A cette intention, on lit des oeuvaines, qui *e continuèrent sans interruption pendant plusieurs années. Les libres penseurs semblent rire quelquefois (le «es pieuses

àNNftH S. J.

industries de la foi : leur rire, qui est une grimace de dépit, ne peut empêcher 1'eincacité de la prière. Que de belles maisons les Petites Sœurs des Pauvres ont ainsi obtenues de saint Joseph pour leurs vieillards 1 Pareillement les religieuses de la Miséricorde de Londres furent exaucées. Aujourd'hui elles ont un couvent qui leur appartient, et, auprès du couvent, une chapelle d'un beau style.

Cette chapelle a été bénite, le mardi 1er juin, par Mgr Manning, archevêque de Westminster, qu'assistait un nombreux clergé. En prospérant sous ia haute protection de cet éminent prélat, cette intéressante famille religieuse, députée par la France à l'Angleterre, n'oubliera pas qu'elle a un devoir spécial à remplir envers sa nouvelle patrie.

Aux plus mauvais jours de la révolution française, dit la Semaine religieuse de Séez, M. l'abbé Bazin, futur l'ondateur de la Congrégation de la Miséricorde de Séez, trouva en Angleterre une hospitalité généreuse. Ses filles, en accomplissant la noble tâche de leur institut, sauront acquitter sa dette de reconnaissance.

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