Protection signalée à la mort
Un vicaire de Munster (Westphalie), était, allé prendre son repos de la nuit, lorsqu'on vint sonner à sa porte : c'était un inconnu, qui l'invita à se rendre dans une maison pour porter les derniers sacrements à une vieille dame. Le prêtre se lève aussitôt et se dirige, avec le Saint-Sacrement, vers la maison indiquée. Arrivé là, il ne sut que penser quand il entendit le fils de la dame en question, qui était un de ses amis, lui dire : — « Que signifie, monsieur le vicaire, cette visite extraordinaire à une heure si avancée ; car nous n'avons pas de malades? — « Eh quoi, répondit le prêtre, ne m'ayez-vous pas fait appeler pour administrer madame votre mère?» — « Non. 11 y a peu d'instants qu'elle vient de monter dans ses appartements, et elle se portait parfaitement bien. Je ne sais vraiment pas ce que cela signifie. » Le vicaire se croyait victime d'une mystification. Cependant son ami se ravisa et lui dit : « — Qui sait si ce n'est pas le bon Dieu qui vous envoie, et si ma mère n'est pas devenue malade tout à coup. » Ce disant, il se rend à
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la chambre de sa mère et la trouve gravement indisposée, « Ah! mon (ils, lui dit-elle, que je suis heureuse de te voir ! je n'avais pas la force d'appeler au secours. Fais venir aussitôt le prêtre, afin que je poisse DM confesser. » Le vicaire monta et administra la malade. Après lui avoir donné le Saint-Viatique, il lui demanda si elle avait eu une dévotion particulière à quelque saint, dont elle réclamait le secours, pour obtenir de Dieu la grâce de ne pas mourir sans sacrements. « J'ai toujours prié saint Joseph, lui répondit-elle, qu'il m'obtint cotte faveur. » Le vicaire comprit alors que c'était ce saint patriarche qui lui avait inspiré de faire cette démarche.