‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 253 sur 315 · Grâce obtenue le mercredi · texte numérisé non relu

Grâce obtenue le mercredi

Savoie.

Deux jeunes époux goûtaient, depuis un an, les premières joies de la famille. Mais le Seigneur voulut les mettre à l'épreuve. L'enfant, objet de leur sainte joie, jusqu'alors bien portant, devint tout à coup malade, et en quelques jours, il fut réduit à l'extrémité, sans laisser aucune espérance de guérison. Les parents étaient inconsolables. Une zélatrice dévouée à saint Joseph, avertie de leur désolation, s'empressa de leur faire une visite pour les consoler, et leur conseilla de recourir à la puissante protection de notre glorieux Patriarche, et de placer en lui toute leur confiance. « Saint Joseph, leur dit-elle, veut être supplié. Commencez une neuvaioe de prières, faites brûler un cierge devant l'image qui se trouve dans la chambre de l'enfant ; demandez la célébration d'une messe en l'honneur de notre saint Patriarche, le mercredi de la neuvaine, et promettez-lui de vous approcher, tous les deux ensemble, de la. sainte Table, le jour de sa fête, si voire fils recouvre la santé et peut se passer de vos soins. »

Les conditions furent acceptées sans hésiter. « Mademoiselle a raison, s'écria la mère. Saint Joseph sait, par expérience, les soucis et les angoisses qu'il faut endurer

pour arracher un enfant aux périla qu'il court à un Age aussi délicat. Faisons notre nouvaine en souvenir des dangers que l'Enfant- Jésus a courus pour sa vif. et des douloureuses anxiétés de saint Joseph, alors qu'il fuyait pour conserver les jours de son divin Fils. Nous prierons autour du berceau, mon mari d'un côté et moi de l'autre. »

Saint Joseph ne fut point sourd à ces prières pleines de confiance. L'enfant revint à la vie, redemanda le lait nourricier avec un sourire qui annonçait que ses souffrances avaient disparu. Le 19 mars, il était complètement guéri. Les parents s'acquittèrent de leurs promesses en allant s'asseoir à côté l'un de l'autre au banquet eucharistique, d'où ils se retirèrent, pleins de joie et de reconnaissance, pour retourner auprès de leur fils, qu'ils appellent depuis le petit favori de saint Joseph.

17.— Première communion favorisée par saint Joseph- Loire- Inférieure.

Gloire soit rendue à notre bon Père saint Joseph ! A toutes les bénédictions qu'il accorde depuis si longtemps à notre maison, il vient d'ajouter une faveur signalée où éclatent sa puissance et sa bonté merveilleuse.

Dans le courant du. mois de mai dernier, un de nos jeunes élèves, âgé de 10 ans, Georges A..., tomba gravement malade d'un rhumatisme articulaire qui le cloua sur son lit de douleur. L'enfant et là mère étaient désœ lés du contre-temps que cette maladie apportait à la première communion, qui devait avoir lieu le 30 de beau mois de Marie. Le mercredi 2f, le médecin assurai! A

ANNKIv S. J.

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la mère qu'il n'y avait pas d'illusion possible, et que le mal nécessitait un séjour au lit de cinq à six semaines, eu supposant qu'il n'y eût pas d'aggravation ; que, par conséquent, il était inutile de songer aux préparatifs de la première communion. Le lendemain, jeudi 23, en effet, l'enfant avait les jambes et les pieds œdémateux, au point de ne pouvoir faire aucun mouvement, et il souffrait de vives douleurs aux articulations des bras et des reins. La pieuse mère eut alors la pensée de remettre la guérison de son fils entre les mains de saint Joseph, le priant de ne pas permettre qu'il fût privé d'assister et de participer à la belle fête du 30. A cet effet, dans la soirée elle envoya la nourrice de l'enfant, qui lui est très-affectionnée, porter deux cierges devant l'autel de l'Archiconfrérie, dans notre chapelle, et y faire quelques prières à son intention.

Le vendredi 24, lorsque Mme A... porta le matin à son enfant une tisane prescrite, l'enfant qui s'éveillait lui dit : Maman, je ne souffre plus ; vois, je remue très-bien, je veux me lever. Et aussitôt, en présence de sa mère stupéfaite, il descend de son lit et marche sans difficulté ; toute enflure avait disparu. A l'instant même, l'enfant demanda avec instance à essayer ses habits et même sa chaussure de communiaut, et l'épreuve réussit à merveille.

A l'arrivée du médecin, le petit malade alla lui ouvrir la porte de sa chambre. L'excellent docteur n'en pouvait croire ses yeux et fut obligé de convenir qu'une cure si imprévue et si subite ne pouvait être le résultat de sa médication. Le pauvre enfant put sortir le jour même et le dimanche 26 mai, il venait au Pensionnat commencer, avec ses condisciples, la retraite préparatoire à la première communion, qu'il a complètement suivie

sans la moindro fatigue, jusqu'au jour bienheureux où il reçut dans son cœur le divin Hôte do nos tabernacles.

Depuis cette époque, le cher enfant continue à jouir de la plus parfaite santé.

Je renonce à dépeindre la joie et la reconnaissance de l'excellente mère de Ceorges, et de tous les serviteurde saint Joseph qui ont été les témoins do cette grâce singulière.

18 - Saint Joseph secourt les religieuses dans les besoins temporels.

Les Saints ont coutume de nous aider dans les nécessités relatives à l'office et au ministère qu'ils ont exercés eux-mêmes. Comme le glorieux saint Joseph fut ouvrier, qu'il traita avec Jésus-Christ et sa Mère de la fondation de l'Eglise catholique, il est encore maître et ouvrier des fondations de tous les monastères, et dans l'édifice spirituel et en la plupart des constructions matérielles. On l'y a vu quelquefois s'intéresser miraculeusement. Je rapporterai, dit le Père (iratien, au sujet du monastère d'Avila, ces paroles de la Mère Thérèse de Jésus : t Me trouvant un jour dans L'impuissance de rien donner a certain- ouvriers, je ne savais plus que devenir. S.iint Joseph, mon véritable père et bien-aimé protecteur, m'apparut et me uMt de ne point craindre, de taire

marché avec eux, et que j'aurais de quoi les paver. Je le

fis sans avoir un denier dans ma b >urse, et Notre-Seigneur y pourvut d'une manière qui étonna 'vii\ qui le

dirent, i

« .le pourrais redire encore bien d< - prodiges dans la

construction de beaucoup d'autres maisons religieuses; il me paraît impossible qu'on eût pu les conduire à leur terme, si ce glorieux Saint n'y avait mis les mains. Deux livres sont déjà écrits sur ce sujet : celui des fondations de maisons de femmes, par la Mère Thérèse; l'autre que j'ai préparé sur les fondations des couvents d'hommes; j'espère qu'il verra bientôt le jour. Le peu qui est rapporté ici suifira pour ranimer la dévotion à ce Saint dans le cœur de tous ceux qui ont à élever quelque édiGce. » (Excellences de saint Joseph, par le Père Gratien.)

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