‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 256 sur 315 · Saint Joseph, patron des vocations religieuses · texte numérisé non relu

Saint Joseph, patron des vocations religieuses

Amour et reconnaissance à mon bon Père saint Joseph qui m'a conduite dans le beau jardin du Carmel, et m'y a fait persévérer. Oui, mon révérend Père, et j'ai aujourd'hui la douce joie de remplir la promesse que j'ai faite à mon saint Protecteur l'année dernière au mois d'avril. Je me voy lis, après bien des épreuves, des difficultés passées, a la veille de quitter le monde ; cette heure après laquelle j'avais tant soupirée, allait sonner ; quand je me vis tout à coup attaquée d'une si violente tentation contre ma vocation, que mon confesseur luimême, qui m'avait toujours dit qu'il me croyait certainement appelée du bon Dieu, n'ayant là-dessus aucun doute, en était lui-même ébranlé; il fut sur le point de me faire écrire au cher monastère où l'on me recevait avec tant de bonlé, que je différerais mon entrée. Cependant, mon révérend Père, au milieu de ce terrible orage, au milieu de cette obscurité, car je M voyais plus clair dans l'avenir, un doux souvenir se présente à ma pensée: c'était celui du bon saint Joseph ; je ne repoussai pas cette pensée, et je promit alors de tout mon cœur à notre bon Père de faire uni' fervente neuvaineen son honneur et que si, cette tentation et. mi passée, je pouvais entrer au Carmel et y faire ma sainte profession , pour sa pins grande gloire et an reconnaissance, je vous écrirais celte faveur. Saint Joseph m';> exaucée, mou révérend Père, et au delà de

mes espérances; mon année s'est parfaitement passée ; ma santé, qui était bien faible dans le monde, s'est fortifiée et je n'ai pas été une seule journée malade depuis 15 mois, c'est-à-dire depuis mon entrée, et j'ai senti pendant ce temps, en maintes occasions, la protection visible de mon bon saint Joseph, ce qui me faisait dire que je devais avouer que j'étais son enfant gâtée. Enfin, révérend Père, j'ai pu prononcer mes saints vœux et je trace maintenant ces lignes avec la plume qui les a écrit. Me voilà donc, grâce et reconnaissance à saint Joseph, carmélite, je l'espère, pour toute ma vie.

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