Dévotion à Jésus enfant
Les Saints ont tous aimé, d'une particulière tendresse, les mystères de Jésus-Enfant. On sait comment le séraphique François d'Assise, inondé de joie et pris d'un saint enthousiasme quand venait la douce fête de l'Epiphanie, s'en allait disant à tous avec larmes : « Aimons l'Enfant de Bethléem 1 Aimons l'Enfant de Bethléem ! » D'autre part, la méditation de la divine Enfance captive l'âme et séduit le cœur. — Un religieux, bien connu par sa tendre dévotion à la sainte Vierge et à saint Joseph, donna un jour à une jeune personne du monde, qui était venue le consulter, une image représentant l'Enfant-Jésus couché sur la paille, tenant à la main une petite croix qu'il regardait avec amour. « Eh ! mon père, répondit la jeune fille étonnée, que voulez-vous que je fasse de cette image? Vous savez bien que je ne suis pas superstitieuse. » « Je sais que vous aimez la musique, ma chère enfant; placez cette image sur votre piano, elle vous parlera. » La jeune fille obéit; mais voilà
qu'au bout de quelques jours la vue constante du divin Enfant, si plein de charmes, lui inspira de sérieuses réflexions sur sa conduite peu chrétienne. — a Pourquoi votre image porte-t-elle le trouble dans mon unie? ditelle au religieux. \> — « Ah 1 c'est que Jésus veut votre conversion ; il trappe avec sa petite croix à la porte de votre cœur, et il ne vous laissera point de repos que vous ne le lui ayez donné entièrement. Adressez-vous à saint Joseph, le Père nourricier de Jésus, il facilitera votre retour. » Elle pria ce grand Saint avec ferveur, ouvrit son cœur à la grâce et au repentir, quitta le monde et se retira dans une communauté religieuse, où elle mena la vie la plus édifiante et mourut en odeur de sainteté.