‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 274 sur 315 · Les Pâques d'un nouveau converti · texte numérisé non relu

Les Pâques d'un nouveau converti

C'est surtout le jour de sa fête que saint Joseph se plaît à accorder les grâces qu'on lui demande.

Une pieuse épouse écrivait dernièrement :

« Depuis longtemps j'adressais à Dieu une courte mais fervente prière, pour obtenir la conversion de mon mari qui, excellent du reste sous tous les rapports, avait négligé de s'approcher des sacrements... Je me sentis pressée de le recommander aux prières des Associés de la Confrérie de saint Joseph, au commencement du mois de mars de cette année. De temps en temps, je lui disais un mot d'encouragement pour le déterminer à faire le premier pas ; mais, hélas ! sans me refuser d'une manière positive, il le remettait toujours à une époque plus ou moins éloignée. Vous savez qu'au commencement de la neuvaine, je vins encore vous importuner, Monsieur , vous disant qu'il fallait que saint Joseph m'obtint la grâce de voir mon mari faire ses pâques.

» Le Samedi-Saint, 26 mars, dans la matinée, me trouvant avec mon mari et mes enfants : Eh bien, mon ami, lui dis-je, les trois enfants et moi, nous ferons nos pâques demain, et toi seul tu y manqueras : notre joie ne sera pas complète... 11 ne répondit rien et sortit quelques instants après. Le soir, nous trouvant réunis comme le matin dans le salon : Eh bien ! me dit mon mari avec simplicité et bonheur, voici un nouveau converti qui fera ses pâques avec vous demain, et nous tâcherons de ne point nous séparer. Nous nous mîmes tous à pleurer en embrassant ce bon père, qui lui-même était profondément ému. Le lendemain, beau jour de Pâques, 27 mars, nous

eûmes en effet le bonheur de communier tous les cinq à côté les uns des autres.

i Ce que j'ai su depuis et ce qui m'a paru le plus admirable, c'est que la première démarche que mon mari fit auprès de son confesseur, eut lieu le 49 mars jour de la fête de saint Joseph. Il avait eu la pensée de me surprendre en venant s'asseoir à côté de moi à la sainte Table; mais son confesseur, craignant une émotion trop grande, lui avait conseillé de nous en parler la veille.

i C'est un bien faible hommage que je rends à l'éminente protection de saint Joseph ; mais je désire proclamer publiquement son puissant crédit auprès de Dieu, puisque cette faveur a été accordée le jour même de sa fête, après vingt années d'attente. »

il. — Migraine de dix-huit ans guérie par saint Joseph.

Itonetl'c, près Namur, 28 décembre 1872.

J'ai l'honneur de vous communiquer le fait suivant dans lequel l'intervention de saint Joseph me parait manifeste.

Mademoiselle C. !.. de lîoneffe, était, depuis environ 18 ans, sujette à une migraine des plus intenses accompagnée de dérangements d'estomac et de vomissements. 11 était rare qu'elle passât plus de quinze jours sans éprouver cette indisposition qui chaque fois lui rendait impossible toute occupation pendant 1 ou ;! jours, et L'obligeait môme à garder le lit. Après avoir employé tous les remèdes indiqués par la science sans en ressentir de soulagement, die résolut de demander sa guérisoo à saint Joseph. Dans ce but, (die B'associa i la confrérie du

i •> i NOVEMBRE.

saint Patriarche, prit le cordon bénit, et promit, si elle obtenait la faveur demandée, de la faire publier. Sa confiance ne fut pas vaine. A la fin du mois de mars dernier, qu'elle avait célébré en l'honneur du glorieux saint, les maux de tête et les autres indispositions, qui s'y joignaient d'ordinaire, cessèrent complètement, et depuis lors ils n'ont plus reparu.

Agréez, etc. C. Mengal, Curé.

Page 1