‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 292 sur 315 · Guérison merveilleuse d'une enfant de Marie · texte numérisé non relu

Guérison merveilleuse d'une enfant de Marie

Notre-Dame bénit et encourage la dévotion envers son auguste époux. Elle vient de le montrer par une grande grâce accordée à une de ses plus dévouées associées, le jour même du Patronage de saint Joseph, le 26 avril.

Mademoiselle E. S. habite une ville du Midi. Depuis l'année 1846, toutes les douleurs, toutes les souffrances, toutes les peines physiques et morales se sont donné rendez-vous pour affliger son cœur et tourmenter son corps. La science elle-même ne peut expliquer comment l'organisme peut résister à ces complications, à cet envahissement de tant de maladies... Depuis quatre ans, la paralysie avait gagué l'œsophage et la bouche. Non-seulement la malade ne pouvait prendre une seule goutte de liquide... 'elie n'avait pas même la sensation de ce que l'on injectait dans sa bouche pour humecter ses lèfres desséchées et brûlées par la fièvre.

Un médecin dévoué prodiguait ses soins à la malade,

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et la visitait chaque jour avec un dévouement que Dieu seul peut apprécier et récompenser.

Il eut la pensée de substituer aux organes naturels, conducteurs des aliments, un tube menu et flexible, par lequel il transmettait chaque jour à l'estomac une tasse de liquide nutritif.

Tel était le moyen employé depuis quatre ans pour conserver à la malade le souffle de vie que la science s'étonnait de trouver dans un corps depuis longtemps désorganisé.

Mademoiselle E. S. aimait ardemment saint Joseph... Elle implorait le secours de la puissante Reine du ciel et avait toujours eu pour le père nourricier de Jésus une confiance sans bornes.

Un désir vif, ardent, irrésistible, s'était emparé de son âme. Elle voulait boire sans le secours du tube, qui secondait si eflicacement le docteur... Et elle exprimait ce désir dans toutes ses prières à Notre-Dame et à saint Joseph.

C'était la veille du Patronage, le docteur avait fait servir à la malade son repas ordinaire. Lorsqu'il fut parti, Mlle E.S se jette aux pieds de l'image de l'auguste époux de Marie, et implore de nouveau son secours.

« Accordez-moi la grâce, lui «lisait-elle , de boire sans le secours de la sonde, avant de mourir. » Et tout le jour elle sollicita avec larmes l'intervention du puissant ami du divin Cœur.

« Maman, disait-elle à. sa mère , demain je boirai sans le secours de la sonde... saint Joseph m'accordera cette laveur. »

» Le lendemain, sitôt que je pus me lever, cent la malade, j'essayai de boire, et je pris le bol de lait sans peine. Quelle ne tut pas ma joie, mon délire! ... Le doc-

tour vint à onze heures. Il m'est impossible de vous décrire son étonneraent. La veille il m'avait dit : Guérir du gosier, c'est impossible ! »

Depuis ce temps, la malade continua à prendre les liquides nécessaires à son alimentation, sans le secours de la sonde.

Un jour elle a cru que la grâce allait lui être retirée. 11 a fallu recourir à la charité du docteur, mais le lendemain c'était mercredi. Pendant qu'on célébrait la sainte Messe à la chapelle des Carmélites, Mlle E. S. prit son bol de lait et continue de jouir de cette faveur insigne, qu'elle a sollicitée du puissant et bon saint Joseph. La sonde a été déposée sur son autel ; elle vient corroborer le témoignage de tous les serviteurs dévoués au saint époux de Marie.

Dans nos tribulations, recourons à lui ; il nous exaucera et sera toujours notre protecteur.

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