‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 299 sur 315 · Saint Joseph consolateur des familles · texte numérisé non relu

Saint Joseph consolateur des familles

Une pieuse famille de la Lozère gémissait depuis long temps sur un véritable malheur; tous les enfants que Dieu lui donnait mouraient sans avoir reçu le baptême. On était sans espoir : les médecins disaient qu'il en serait toujours ainsi.

DÉCEMBRE. Er63

Vainement on avait prié : les supplications les plus ferventes n'avaient pu fléchir le Ciel. Déjà cinq enfants avaient été frappés par lannort, sans qu'on eût la consolation de leur donner la vie chrétienne. Dieu réservait à saint Joseph de mettre un terme à celte douleur.

Il y avait dans cette famille une jeune personne consacrée à Dieu dans une fervente communauté de religieuses. Instruite de la désolation de ses parents, elle leur écrivit qu'il leur restait encore une ressource ; que sans doute ils avaient oublié de recourir à saint Joseph, chef de la sainte Famille, qui pourtant était le patron du père malheureux ; qu'il fallait s'adresser à lui, l'invoquer avec pleine confiance et lui demander que du moins la grâce du baptême fût accordée aux enfants qui pourraient naître encore.

Elle n'osait porter plus loin ses espérances. Mais saint Joseph n'a pas voulu faire la chose à demi. Il a obtenu non-seulement qu'un enfant nouveau-né pût recevoir l'eau baptismale, mais qu'il jouît dès sa naissance d'une santé parfaite.

Pour qu'on ne pût douter de l'intervention de saint Joseph, la double faveur a été accordée pendant le mois qui lui est consacré. L'enfant, née le 6 mars, a été appelée Joséphine. La famille, par un juste sentiment de gratitude, a voué à saint Joseph son culte et son amour, et elle a obtenu de M. le curé que le mois de mars soit célébré dans L'églisse de la paroisse : bel exemple que plusieurs de nos lecteurs s'empresseront d'imiter.

L'abbé Vn m ^ .

'. Hi DECEMBRE.

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