‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 300 sur 315 · Que saint Joseph la guérisse · texte numérisé non relu

Que saint Joseph la guérisse

t Une jeune fille de onze ans, placée chez les Sœurs de saint Vincent-de-Paul, à S., près N., était, de la tête aux pieds, couverte de boutons purulents, et dans un état qui approchait de la lèpre.

» A la fin du mois de juin dernier, on préparait les jeunes enfants de la communauté à la première communion. La supérieure pensait par prudence qu'il n'était point possible d'admettre la malade avec ses jeunes compagnes, pour l'accomplissement de ce devoir, et celle-ci tomba dans une affliction extrême lorsqu'elle apprit la détermination dont elle était l'objet.

> La supérieure, vivement touchée, se dit : Mon Dieu 1 cette pauvre petite n'aura donc pas même un beau jour dans «a vie ! Eh bien ! s'écria-t-elle, que saint Joseph la (fuérisse !

» L'enfant commença d'elle-même, et sans aucune direction, une neuvaine devant une statue de saint Joseph placée dans le petit oratoire de la maison.

• Pendant les quatre premiers jours le mal alla croissant.

» La supérieure, dont l'inquiétude arrivait au comble, fit appeler le médecin, et lui dit : Guérissez-moi bientôt cette enfant. Bientôt! répondit le docteur, cela ne se pourrait pas, et il y faudra bien du temps; je n'ai jamais rien vu de pareil dans mon exercice. Mais toutefois, voici mon ordonnance.

» Il était trop tard pour envoyer à la ville chercher les médicaments, et l'on remit au lendemain.

» Ce lendemain était un mercredi, jour consacré à

saint Joseph; la jeune malade est parfaitement guérie ! Dès le matin de ce jour, elle put, à l'heure du lever, s'habiller en môme temps que ses compagnes, descendre à la classe, sans qu'il lui restât môme trace do son affreuse maladie....

» Quelques jours après, elle fit sa première communion avec ses jeunes compagnes, dans un sentiment d'ineffable bonheur, et d'inexprimable reconnaissance.

» C. B. de B. »

10 — Saint Joseph remédie pendant la nuit aux suites d'un terrible accident.

Noviciat du Saint-Cœur de Marie, 1G mars 1873, à Chcvilly (près Paris).

Mon très-révérend et bien-aimé Père,

Permette/, à un de vos enfants de vous faire connaître la grande faveur qu'il vient de recevoir de saint Joseph.

Le G novembre dernier, j'aidais à décharger du vin, quand tout à coup l'échelle servant de plan incliné pour descendre les fûts se détacha et me tomba sur le pied droit avec un tonneau de 22î» kilog. Il <mi résulta une foulure des plus graves, au jugement de deux médecins. Pendant quatre mois, tous les remèdes furent vainement employés. Le mal, loin de céder, sembla s'aggraver toujours. Enfin» il fallut en venir aux bains sulfureux, qui n'eurent d'autre effet que de me brûler la peau du pied.

N'attendant plus rien des remèdes humains, je m'adressai au. bon saint Joseph. Il sembla insensible à une première neuvaine; mais ce n'était pas encore son mois privilégié. Le 1er mars, un samedi, j'en commençai une seconde. Le mercredi suivant, je me couchai avec des douleurs qui allaient jusqu'à m'arracher des larmes. Je m'endormis cependant, après avoir encore invoqué saint Joseph. Ce fut durant mon sommeil que ce tendre Père daigna me guérir. En effet, le lendemain jeudi 6 mars, je n'éprouvai plus aucun mal. Pour ne pas manquer à la recommandation du père Préfet de santé, j'avais pris encore, à mon lever, la béquille dont je me servais habituellement. Mais bientôt, trouvant cet instrument complètement inutile, je le quittai pour courir et sauter à mon aise, sans plus éprouver la moindre gêne. La guérison était complète, et elle avait été subite. Durant quelques jours, je souffris encore un peu, mais c'était par suite du renouvellement de la peau sur la partie brûlée par les bains sulfureux.

Voici maintenant onze jours que je travaille et marche toute la journée, sans plus rien éprouver de mou ancienne foulure.

Tel est, mon très-révérend Père, le récit de la faveur

dont je suis redevable au bon Père saint Joseph.

J'aime à la publier à sa gloire, et je lui promets en

'•etour une affection et une reconnaissance sans limites.

Votre enfant très-dévoué et très-respectueux,

Eugène Eschbach, en religion frère Rémi. Burc. Supérieur.

Pour copie conforme.

R. P. SCHVINDENHEIM,

Supérieur général des Pères du Saint-Cœur-de-Marie.

décembre. 4B7

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