‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 30 sur 315 · Guérison de Madame de Montmorency · texte numérisé non relu

Guérison de Madame de Montmorency

Madame de Montmorency, supérieure de la Visitation, à Moulins, avait une très-grande confiance en saint Joseph, dont elle était en partie redevable à une faveur signalée de ce tout-puissant Protecteur. Elle était atteinte d'une violente sciatique qui lui avait raccourci considérablement une jambe. Elle souffrait beaucoup et ne pouvait marcher sans être soutenue. Les médecins essayèrent de la soulager : leurs remèdes furent inutiles : saint Joseph se réservait cette guérison. Il y avait longtemps déjà qu'elle était dans cet état de souffrance lorsque vint à passer une respectable religieuse ursuline, la Mère Jeanne des Anges, supérieure du couvent de Loudun. Un jour causant avec la duchesse de son mal, elle lui dit, qu'ayant eu elle-même dans le temps une violente douleur au côté, elle en avait été guérie par l'intercession de saint Joseph. Quelques jours après madame de Montmorency est inspirée de faire une neuvaine au chaste Epoux de Marie. Elle la commence avec ferveur ; le matin du quatrième jour, elle se fait conduire à l'église pour entendre la messe ; là, pendant le saint sacrifice elle se

sent saisie toutM'un coup d'une impression inexprimable ; il semble qu'un bras mystérieux lui tire avec force la jambe malade : c'était l'heure de la guérison. La messe finie, elle se lève et marche seule; elle va au jardin, y fait quelques tours sans le secours de personne. Assurée alors de sa guérison, elle s'abandonne aux transports de sa reconnaissance, et termine par des actions de grâce envers saint Joseph la neuvaine qu'elle avait commencée par des supplications. Pour éterniser la mémoire de ce bienfait, elle fit bâtir une très-belle chapelle en l'honneur de son saint Protecteur.

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