‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 308 sur 315 · Une brebis ramenée au bercail · texte numérisé non relu

Une brebis ramenée au bercail

Un de nos abonnés nous communique l'extrait suivant d'une lettre d'une ville d'Italie que lui adresse un de ses amis.

C'est de la part de saint Joseph un trait de protection plus admirable sans doute qu'une guérison instantanée. La guérison d'une maladie corporelle peut n'être pas reflet immédiat de l'action divine, mais une guérison spirituelle ne peut être que le fruit de la grâce; Dieu seul peut opérer ces changements, cette œuvre est toujours un miracle parce qu'elle est au-dessus des lois de la nature. Ah 1 puissent les amis de saint Joseph avoir souvent recours à sa puissante médiation pour obtenir cette sorte de miracle.

Ecoutez maintenant un petit trait sur le compte de notre bon père saint Joseph. — Une dame, appartenant à une des premières famille de cette ville, s'était, depuis quelque temps, séparée de son mari et de ses enfants, au grand scandale de la ville entière. Tout fut mis en œuvre pour la ramener, mais toul fut inutile.

Une vieille dame, qui lui était très-ail icln'-e , parce

qu'elle l'avait élevée presque dès l'enfance, voyant qu'on ne pouvait rien obtenir, remit cette affaire aux mains de saint Joseph et lui demanda la grâce de ramener cette malheureuse femme ; elle voulait à tout prix que saint Joseph se chargeât de cette œuvre. D'abord, elle fit en l'honneur du saint Nourricier cinq ou six neuvaiues de suite : je crois qu'elle communiait tous les jours. Cinq ou six semaines ! C'était à faire perdre patience, mais sa foi n'a pas été ébranlée par cette longue attente. Aussi qu'est-il arrivé? — Ce matin même, 13 juin, le vénérable religieux qui dirige cette vieille servante de saint Joseph m'a dit : Saint Joseph a fait le miracle 1 La pauvre égarée a écrit à son mari deux belles lettres pleines de repentir et de sentiments les plus inespérés; elle lui demande pardon avec larmes ; elle lui dit qu'avant de le revoir, et avant de venir se jeter dans les bras de ses chers enfants, elle veut faire pénitence de sa faute; elle veut entrer pour quelque temps dans un couvent, et elle prie sou mari de lui imposer lui-même cette pénitence afin qu'elle devienne plus méritoire par la vertu de l'obéissance. Le miracle est évident pour tous ceux qui ont été témoins du scandale, et ils bénissent maintenant le bon Dieu de cet heureux retour. Qu'il serve à nous remplir vous et moi d'une nouvelle confiance en notre grand Saint : prions-le donc l'un pour l'autre 1 prions-le surtout pour notre pauvre Italie. Ah! si je pouvais vous dire les épouvantables ravages que font ici ces deux démons de l'enfer : la révolution et le protestantisme!...

DÉCEMBRE. 18a

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