‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 311 sur 315 · Persévérance récompensée · texte numérisé non relu

Persévérance récompensée

On nous écrit le trait suivant :

Qui ne sait ee que Dieu a mis de sa puissance entre les mains de saint Joseph et ce que saint Joseph met de bonté ;\ s'en servir pour le bien des hommes? Aussi la dévotion envers ce grand saint prend-elle, tous 1rs jours, sur les cœurs, un empire de plus en plus grand. Dans la paroisse de Saint-Didfor-la-Seauve, où elle a été introduite tlepuis pou d'années, elle serait à son apogée, bj

la gloire des Saints pouvait avoir des limites. Parmi nos populations chrétiennes, tout le monde court à Joseph, dépositaire des trésors du ciel; il est le refuge dans toutes les tempêtes de la vie, mais c'est un refuge si sûr, que l'on n'entend jamais dire qu'on se jette en vain entre ses bras puissants. Que de traits à citer! Mentionnons seulement le suivant :

Un enfant de six ans avait été atteint, à un doigt, d'une humeur scrofulaire. Causé par l'humidité d'une maison nouvellement construite, le mal avait fait, en peu de temps, de rapides progrès. Plusieurs médecins visitèrent successivement le malade ; chacun ordonna des remèdes ; on espéra, on prit patience. Aucun mieux ne se manifesta, si bien que, devant l'inefficacité de leur science, les médecins finirent par déclarer la maladie incurable et décidèrent l'amputation du doigt. Les parents ne purent se résigner à l'autoriser sans tenter le secours du ciel. Ils s'adressèrent à saint Joseph. On communia, on fit des neuvaines, on donna des messes en l'honneur du saint Patriarche ; tous les jours on mit sur le doigt du malade de l'huile de la lampe du saint, tous les jours on pria, tous les jours on espéra. Ce ne fut pas inutilement : au bout d'un mois, le doigt de l'enfant avait repris sa couleur, sa forme et sa santé premières. Aujourd'hui, les traces du mal ne se connaissent plus. L'enfant, qui paraît doué des meilleures dispositions pour la vertu, se plaît à redire : « C'est saint Joseph qui m'a guéri. » Mirabilis Deus in sanctis s/us! Oh ! que Dieu est admirable dans «es saints!

P., vicaire.

PÉCEMBRE. 40

26 — Lampe allumée en l'honneur de saint Joseph et grâce obtenue.

« Depuis quelque temps, il s'était formé, à mon côté gauche, un amas d'humeurs, qui, par sa forme et par plusieurs autres signes, s'annonçait comme un abcès froid. Un mal de ce genre me jetait dans la plus vive inquiétude, moins encore par sa nature, qui me faisait craindre un traitement de longue durée, que par l'endroit où il s'était fixé. Un jour donc, une pieuse amie, me voyant plongée dans un accès d'hypocondrie, effet naturel de mon mal, m'en demanda la cause; la lui ayant fait connaître, elle me proposa aussitôt de recourir à saint Joseph, en faisant quelque chose en son honneur. Je me déterminai donc, à l'exemple de plusieurs qui avaient déjà été exaucés, à faire la pratique des sept jours en l'honneur des sept douleurs et des sept allégresses de saint Joseph, en récitant chaque jour les prières propres à cette dévotion, et en oignant la partie malade de l'huile de la lampe allumée devant L'image de ce puissant protecteur. 0 merveilleuse honte de saint Joseph ! à peine étais-je arrivée au cinquième jour que toute enflure avait disparu, et avant le septième, il no me restait plus aucune douleur. Délivrée d'une manière si prompte et si complète d'un mal qui m'affligeait si fort, je ne puis m'empècher d'y reconnaître un prodige, et de le publier à la gloire de ce saint patriarche pour lui en témoigner toute ma reconnaissance. ■ (Il Divolo.)

27. — Ce qui est impossible aux médecins est facile à saint Joseph.

Une religieuse très-dévote à saint Joseph nous a adressé la lettre suivante :

• Depuis près de dix-huit ans, j'étais affligée de glandes au cou qui suppuraient presque toujours, et qui, de temps à autre, me causaient des douleurs terribles; j'avais consulté plusieurs médecins sans éprouver aucun soulagement ; au contraire, le mal empirant de jour en jour, m'enlevait toutes mes forces. Le 20 février, le mal ayant augmenté, je crus devoir consulter encore le médecin qui me soignait depuis seize ans ; il me dit pour toute consolation que ces sortes de glandes ne guérissaient jamais. Xous étions alors aux approches du beau mois de notre glorieux Père. Je pris la résolution de redoubler de ferveur et de zèle pendant ce temps-là. Je promis à saint Joseph que s'il obtenait ma guérison, je le communiquerais au Propagateur et je ferais dire plusieurs messes et réciterais les sept douleurs et les sept allégresses tous les dimanches pendant un au ; de plus, que je dirais chaque jour sept Pater et sept Ave en son honneur. Saint Joseph n'a point été sourd à ma prière. Le jour de sa fête, étant prosternée devant son autel, où brûlait une lampe, j'eus la salutaire inspiration d'oindre mes glandes avec de cette huile : les plaies se fermèrent pour ne plus se rouvrir. Voilà trois mois qui se sont écoulés depuis ma guérison, et je n'ai pas ressenti la moindre douleur. Gloire, amour et reconnaissance soient rendus à notre saint Patriarche. Jo conserverai toute ma vie le souvenir d'un tel bienfait. »

UBRE. 193

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