‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 312 sur 315 · Les misères humaines secourues par la charité · texte numérisé non relu

Les misères humaines secourues par la charité

Asile et Dépôt de mendicité à Neurcy-les-la-Demie, le 19 décembre 1879.

1° J'habite une maison de pauvres délaissés où je puis pratiquer la charité envers toutes sortes de malheureux : c'était mon désir depuis longtemps. Dans cette maison, j'ai encore le bonheur de retrouver une Supérieure qui déjà, dans un autre établissement, a été pour moi une vraie mère, un guide et un modèle pour ma vie religieuse. J'ai eu recours à saint Joseph, car tout autre moyen eut été inutile; après dix mois de prières, j'ai été exaucée, (iloire, amour, reconnaissance à saint Joseph 1

2° Pour cet établissement, qui est important, nous étions en difficultés et pour la construction d'une fontaine, et pour concentrer des sources qui nous donneraient l'eau suffisante. Nous avons confié le tout à saint Joseph, avec promesse, si nous étions exaucées, de faire mettre cette faveur obtenue par sou intercession, sur les Annules du culte de saint Joseph et de placer sa statue à la fontaine même et de l'y honorer. Nous avons obtenu au-delà de nos espérances : la fontaine a été terminée avant le temps fixé et depuis trois ans nous avons de l'eau en abondance. La statue de notre Bienfaiteur est placée dans une petite niche à l'intérieur de la fontaine.

3° Outre les vieillards, les idiots, les épileptiques, les

aveugles, les paralytiques, les nécessiteux de toutes espèces, cet établissement reçoit de jeunes orphelines condamnées à être mises en punition. Très-souvent nous reconnaissons qu'elles sont bien innocente-. La haute

ANN1ÏIC S. J. ||

administration voulait les placer ailleurs; nous avons eu recours à saint Joseph, car cet établissement est utile à ces jeunes filles et en retour il en reçoit des services importants. Nous avons eu recours à saint Joseph, et ces enfants nous sont conservées.

4° Pendant les chaleurs d'un été, nous avions été obligées de tuer deux porcs : malgré les précautions, la viande se gâte. Cependant on est à bout, il faut s'en servir. On retient les morceaux, les quartiers, on essaye sur tout. La cuisson au lieu de diminuer l'infection, elle l'augmente. La viande n'est que pourriture. Nous prions saint Joseph, nous donnons pour une messe en son honneur. Deux jours après nous retrouvons notre viande d'une fraîcheur extraordinaire; vers et pourriture, tout avait disparu. Gloire à saint Joseph !

Sœur Marte, religieuse de la Charité de Besançon.

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