Travail venu à propos
On écrit d'une communauté de Rennes.
Je viens [n'acquitter d'une dette envers notre bon père saint Joseph.
Me trouvant, il y a quelque temps, dans un fort
embarras, l'unique confectionneur qui occupait dos
enfants me prévient qu'il se trouvait dans l'impossibilité de continuer, et qu'à partir de ce jour, il ne m'enverrait plus rien. 11 me restait du travail, [tour les
occuper seulement pendant deux jours; s'était an commencement de l'hiver, Je tecommandai mon affaire I
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'f<l8 DÉCEMBRE.
saint Joseph , et je lui prorais de le faire insérer au Propagateur s'il me faisait trouver de l'ouvrage, et s'il nous venait en aide pour nourrir nos 200 Orphelines pendant que je chercherais du travail et qu'elles feraient leur apprentissage; car j'étais bien persuadée que je ne trouverais pas le même genre d'occupation.
Je partis pour Paris ; et après avoir cherché pendant trois jours en vain, je m'adressai encore à saint Joseph ; et je lui dis : que s'il voulait aussi m'abandonner, il me forcerait de même à abandonner ces pauvres enfants. Et je fus encore à la recherche. La première maison où je m'adressai m'en promit. Il en fût de même de toutes celles que je pus voir le reste de la journée.
Je repartis donc bien contente, mais croyant trouver tout mon petit monde inoccupé; car je ne devais recevoir des envois de Paris, que dans la huitaine. Mais qu'elle fut ma surprise, en arrivant à la Maison, de voir tout le monde occupé. Nos Sœurs me dirent que, aussitôt après mon départ, plusieurs personnes étaient venues leur offrir du travail.
Les secours ont été aussi assez abondants pour que nous puissions donner à nos pauvres enfants tout ce qui leur est nécessaire. Et je puis dire, à la louange de saint Joseph, qu'il protège notre maison d'une manière visible.