‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 314 sur 315 · Une mexicaine préservée de la cécité · texte numérisé non relu

Une mexicaine préservée de la cécité

Nous recevons d'une sœur de Saint-Vincent-de-Paul les lignes suivantes :

« Une jeune personne, qui autrefois fréquentait nos classes, au Mexique, et qui lit avec grand- plaisir les Annales du culte de saint Joseph, m'écrit ce qui suit, me priant de le traduire de l'espagnol, et de vous le communiquer.

i Ce que fait bien volontiers, mon révérend Père> votre très-humble servante. ■>

« Jalapa (Mexique), septembre 1879.

« Une de mes tantes fut atteinte à l'œil gauche d'un commencement de cécité. Sa vue s'obscurcissait, de manière à ce qu'elle ne voyait plus les objets que comme à travers un nuage.

i Le mal fit de si rapides progrès, qu'au bout de huit jours cet œil n'apercevait plus la lumière.

» Le médecin déclara que c'était une paralysie de la n'tine, et que tout remède serait sans effet. Il ajouta qu'il était fort à craindre que le mal n'atteignit l'autre côté.

» En effet, le même obscurcissement ne tarda pas à se manifester à l'œil droit; et bientôt tout lui apparut .ni milieu d'un brouillard.

» C'est alors que, profondément affligée de voir que ma bonne tanlc allait devenir complètement aveugle, )<■ m'adressai avec confiante à saint Joseph, le suppliant

de conserver à la malade au moins un œil, et promettant, si j'obtenais cette faveur, de l'écrire au rédacteur des Annales.

» A peine ma promesse était-elle achevée, que ma tante sentit s'éclaircir son œil droit. Le nuage qui le couvrait se dissipa peu à peu; et, à cinq jours de là, l'œil était revenu à son état habituel, c'est-à-dire parfaitement sain. Elle Ta conservé ainsi jusqu'à sa mort. '

» Cette marque insigne de la protection du saint Patriarche me pénétra de reconnaissance; et je vous prie, chère Mère, de m'aider à tenir ma promesse.

» La difficulté d'écrire en français m'a fait différer jusqu'au moment où j'ai pu avoir recours à votre complaisance ; et le long retard survenu dans notre correspondance est cause de celui que j'ai mis à acquitter ma pieuse dette.

» AURÉLIK CaRILLO,

» Enfant de Marie. »

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