‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 41 sur 315 · Une mort précieuse devant Dieu · texte numérisé non relu

Une mort précieuse devant Dieu

Il y a quelques années, dans une belle campagne près de Paris, un bon chrétien, un fidèle serviteur de Joseph et de Marie allait mourir. Tout était beau pour lui sur la terre, tout devait l'attacher à la vie. Une jeune épouse, comme lui fervente chrétienne, et quatre petits enfants pleins de charmes, l'entouraient de leur affection et de leur dévouement. Néanmoins, il était prêt à tout sacrifier, et il ne songeait qu'à bien mourir. Un prêtre, ami de la famille, vint plusieurs fois préparer son âme pour le grand voyage de l'éternité. Le jour choisi par le malade lui-même pour la réception du saint Viatique étant arrivé, il fait embellir sa chambre, et disposer, sur un petit autel bien orné, un beau Christ en ivoire, et de chaque côté une petite statue de la sainte Vierge et de saint Joseph. Ensuite, appelant ses enfants et les regardant avec amour, il leur dit : « Allez, mes enfants, ailes au jardin, et cueillez les plus belles Heurs, c'est la Fête- Dieu chez nous aujourd'hui, le bon Jésus va venir; jetez partout des fleurs sur son passage, dans l'avenue, sur

l'escalier et dans ma chambre. * — Ces chers enfant3 obéissent et sèment partout des fleurs. Jésus vient au milieu des lis et des roses : en entrant il bénit le malade, il bénit la mère et les enfants qui priaient et pleuraient agenouillés autour de son lit. Ce bon chrétien communie avec la ferveur d'un Ange, le regard attaché sur l'image de Joseph et de Marie, et quelques jours après il allait au Ciel en bénissant encore ses petits-enfants. Sans doute, ils se rappelleront toute leur vie qu'ils ont eu dans leur maison la Fête-Dieu, que Jésus y est venu au milieu des fleurs et que leur père a rendu le dernier soupir sous les yeux de Marie et de Joseph, et muni du Viatique sacré. Oh ! la belle, la précieuse mort !

2 — La persévérance dans la prière obtient des miracles.

Communauté de Saint-Quay.

Il a quelques temps une de nos anciennes Mère (Mèr Sainte-Apoline), était atteinte d'une grave infirmité qui nous donnait de sérieuses inquiétudes (c'était une hydropisie), les médecins déclaraient que le mal était sans remède. La religieuse le sut, et, pleine de foi et de confiance en saint Joseph, elle se dit : Si les médecins de la terre ne peuvent me guérir, je m'adresserai à ceux du Ciel. Elle demanda un cordon de saint Joseph et s'en ceignit avec confiance. Nous commençâmes toutes une neuvaine, au bout de laquelle la malade n'éprouva aucun soulagement. Elle ne se découragea pas ; on commença une seconde neuvaine à la fin de laquelle elle était radicalement guérie. Grâce en soit rendue au bienheureux saint Joseph.

Maison des Sœurs de Saint- Joseph de Lyon.

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3. — Deux faveurs merveilleuses, t Guayaquil (Equateur), le 25 mai 1 877.

• Durant le mois de mars dernier, un de mes confrères et moi avons reçu deux faveurs signalées par l'intercession du bon saint Joseph. Nous vous prions de vouloir bien les publier, pour la gloire de notre saint Protecteur.

» La première laveur, c'est que nous venons de terminer sans accident un voyage très-long et très-périlleux. Pendant huit jours entiers, nous avons marché au milieu des bois et des montagnes de l'Equateur, et bien souvent notre vie a été en danger. Grâce à saint Joseph, nous avons échappé à tous les périls.

» La seconde grâce est une guérison accordée par le saint Patriarche, le jour même de la clôture de son beau mois. Voici le fait :

» Depuis plus d'un an et demi, j'avais une loupe au genou gauche. Trois médecins ont essayé tour à tour, par divers remèdes, de la faire disparaître ; ils n'ont jamais pu y réussir. Suppliés plusieurs fois de faire l'opération, jamais ils n'ont voulu, je ne sais pourquoi, s'y déterminer. Enfin, voyant cette loupe grossir chaque jour, je conçus de graves inquiétudes et je m'adressai a saint Joseph, le priant de me délivrer de cette infirmité, qui me gênait beaucoup, surtout pour mes exercices de piélé. Je lui dis, au saint Patriarche, que je ne demandais pas à être guéri le jour même de sa fête, mais que je me contenterais bien de l'être le dernier jour de son beau mois. 11 entendit ma prière. Quelques semaines

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avant le mois de mars, le médecin me dit : « Vous ne pourrez guérir qu'autant que vous cesserez de vous mettre à genoux, et cela durant trois ans au moins. » Saint Joseph en savait plus que lui.

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