Saint Joseph sera mon médecin
Depuis trois ans, je souffrais d'une maladie de la peau, qui allait toujours croissant; aucun remède ne pouvait en arrêter les progrès ; les médecins ont avoué que le mal était incurable ; il fallait donc me résigner à rester infirme et incapable de rendre aucun service à ma communauté 1 Non ! me suis-je dit; j'ai une autre ressource, saint Joseph sera mon médecin, il me guérira, j'en suis sûre. Pleine de confiance, j'ai abandonné tous les remèdes et j'ai promis à saint Joseph que, s'il m'exauçait, je le publierais; de plus, je récitais tous les jours ses sept douleurs et allégresses ; chaque soir j 'entourais le mal d'un cordon de saint Joseph. Ce remède n'a pas été comme les autres, employés inutilement; bientôt j'éprouvai que jamais on ne prie en vain ce glorieux Patriarche ; la maladie disparut complètement et, depuis six mois, je jouis d'une santé parfaite.
Gloire, amour, reconnaissance à saint Joseph pour celle, insigne faveur.
N..., religieuse de saint Joseph.
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6- — Un nouveau trait de la protection de saint Joseph. Ile de la Réunion (Antilles), juillet 1871.
Une mère de famille, depuis longtemps éprouvée par plusieurs malheurs et par une douloureuse situation à laquelle elle ne voyait pas de terme, se sentit pressée de recourir à saint Joseph. Elle avait perdu plusieurs enfants, moins par maladie que par inanition; car l'infortunée mère n'avait qu'un pauvre lait à leur donner, étant si peu et si mal nourrie elle-même ; ils étaient morts presque tous avant d'arriver à la fin de leur première année. L'avenir apparaissait aussi sombre que le passé. La pauvre femme, de nouveau enceinte, se demandait si elle était destinée à voir d'autres malheurs. Elle prend donc la résolution de s'adresser à Dieu par l'entremise de celui qui avait été choisi pour soigner et protéger l'enfance du Verbe incarné ; elle fait une neuvaine qui devait se terminer le jour du Patronage de cette année, 1871. Pendant la neuvaiue, une lettre à saint Joseph est écrite par elle et déposée sous la statue du saint. Nous en détachons quelques fragments qui, dans leur simplicité, toucheront peut-être plus d'une âme et seront un exemple de cette conlîance naïve, de cette foi à laquelle Noire-Seigneur a promis des miracles.
i Mon bon saint Joseph, père et protecteur des pauvres, au nom de Jésus et de Marie, je viens avec confiance vous demander les grâces qui me sont très-nécessaires pour mon àmc et pour mon corps. Par votre sainte pauvreté, délivrez-moi de la grande pauvreté où je suis réduit^. Je désire recevoir votre saint cordon; faites
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qu'en le recevant, je sois délivrée de mes douleurs et infirmités qui me font tant souffrir. Que je puisse bien porter et mettre au monde le fruit qui repose dans mon sein, et qu'il puisse recevoir le baptême; que j'aie un lait sain et abondant, afin qu'il soit longtemps nourri. Obtenez-moi la conversion des miens, la paix et l'amour de Dieu dans notre famille ; la grâce d'aimer Jésus et Marie et de leur être fidèle jusqu'à la mort. Je remets tous mes intérêts en vos mains ; soyez mon avocat. 0 mon grand protecteur, ne regardez pas mes péchés et ma fragilité humaine, mais daignez par bonté m'ac^order ce que je vous demande. »
Un mois s'écoule à peine, et ses prières sont exaucées au delà de toute espérance, car la générosité de saint Joseph dépasse les demandes. Un jour, c'est une malle qui arrive, contenant une layette complète pour l'enfant qui allait bientôt naître, un trousseau pour la mère, puis un secours pour le père et deux autres enfants, les seuls survivants. Un autre jour, c'est un envoi de riz, qui se renouvelle chaque semaine. Notons une particularité délicieuse : au-dessus des objets envoyés dans la malle si bien fermée, brillait une médaille de saint Joseph.
Les faits étaient si merveilleusement remarquables que la jeune femme émue, reconnaissante, voulut, malgré ses souffrances, se rendre à l'église, afin d'y offrir ses actions de grâces pour ses dons miraculeusement obtenus, eu supplier son cher protecteur de compléter son œuvre de bienfaisance. Elle fut complétée en effet, car le jour de la naissance de l'enfant, une excellente nourrice était offerte, qui se chargea de nourrir et de soigner le nouveau-né comme elle nourrissait et soignait son propre enfant, et gratuitement, bien entendu. Comme on le pense bien, l'enfant a reçu au baptême le nom de Joseph ;
il est frais et rose et semble promettre à ses parents de les consoler de la perte de ses aînés. Couronnons ce récit par le fait dont saint Joseph a voulu couronner ces preuves nombreuses de sa visible protection : le père a obtenu une place lucrative qui met désormais son intéressante famille à l'abri de ces besoins douloureux qui l'ont si souvent affligée '.
Disons, nous aussi, dans toutes nos nécessités, dans les spirituelles surtout, puisque les bontés divines ont surtout pour but le bien de l'âme : Saint Joseph, priez pour nous.