‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 46 sur 315 · Recours à saint Joseph dans les maladies incurables · texte numérisé non relu

Recours à saint Joseph dans les maladies incurables

Pensionnat de Jésus-Marie (Canada).

C'est avec bonheur que je me suis chargée de vous écrire de la part de ma sœur pour témoigner à saint Joseph notre reconnaissance d'avoir bien voulu nous faire part des faveurs sans nombre qu'il se plaît à répandre sur ceux qui ont recours à sa puissante intercession.

Depuis plusieurs années, ma sœur souffrait d'un mal d'oreilles qui la tourmentait tellement, que parfois elle ne pouvait s'empêcher de crier et ne trouvait aucune posture où elle pût rester tranquille. Nous avons employé plusieurs remèdes qui la soulageaient quelquefois un peu ; mais le mal reprenait bientôt avec autant de violence qu'auparavant; lorsque l'hiver dernier, dans un de ses moments de souffrance, il lui vint à la pensée de se recommander à saint Joseph, ce qu'elle fit sur-lechamp, en promettant en même temps de vous écrire si elle obtenait sa guérisou.

Depuis plus d'un an qu'elle a fait cette promesse, elle n'a plus ressenti la moindre douleur. Nous ne doutons pas, mon révérend Père, que ce ne soit saint Joseph qui l'a guérie.

Julie Gday, Enfant de Marie.

FÉVRIER. i7

11. — Un pauvre ouvrier préservé de l'amputation de la jambe.

H..., Province do Liège, le 8 novembre 1868.

Dans le courant du mois d'octobre 1867, H. M... eut la jambe cassée par une barre de fer dans l'atelier où il travaillait ; on le ramena chez lui et un médecin remit la jambe. Au bout de quelque temps, alors que l'on croyait tout danger disparu, une enflure considérable accompagnée de douleurs atroces, se produisit plus bas, audessous de la fracture.

Après plusieurs mois d'indicibles souffrances, la jambe se déchira depuis le genou jusqu'au talon, les médecins qui le traitaient décidèrent de faire l'amputation quoiqu'ils n'eussent pas beaucoup d'espoir de le sauver par cette opération. Le malade et ses parents s'y opposèrent et, quelques jours après, les médecins déclarèrent qu'ils n'y avait plus d'espoir de guérison, vu qu'il ne pouvait plus rien prendre pas môme une goutte d'eau sans vomir immédiatement.

Comme nous nous intéressions beaucoup à la famille de ce pauvre jeune homme, nous lui suggérâmes de recourir à l'intercession de saint Joseph pour obtenir sa guérison. Mon frère lui porta le cordon bénit ; le 4 mars il fit commencer à sa famille uni; neuvaine à saint Joseph (nous en commençâmes une aussi), avec promesse de faire publier sa guérison. A peine avait-il été ceint du cordon que les vomissements cessèrent ; une amélioration se manifesta tout, de suite à la jambe, les forces revinrent, et le jour de saint Joseph il put s'asseoir

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sur son lit, à la grande surprise des médecins qui l'avaient tant de fois condamné.

C'est pour accomplir sa promesse que je vous prie de publier cette guérisort merveilleuse, qui n'a pas peu servi à propager la dévotion à saint Joseph, dans la commune et les environs.

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