‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 50 sur 315 · Guérisons en Terre-Sainte · texte numérisé non relu

Guérisons en Terre-Sainte

Patriarcat latin de Jérusalem, le 7 novembre 4 878.

Mon révérend Père,

Je suis toujours heureux quand je puis vous signaler quelque nouvelle grâce bien constatée, obtenue par la bienveillante entremise de saint Joseph. Ce grand et puissant Protecteur de l'Église universelle dont l'action bienfaisante se manifeste déplus en plus dans le monde entier, ce grand Protecteur, dis-je, n'oublie pas sa Patrie ; le lieu où il retrouva Jésus et éprouva la plus grande joie de sa vie n'est pas déshérité de ses faveurs. Les âmes qui l'aiment et l'invoquent avec confiance en éprouvent journellement d'heuieux effets. 11 est vrai que la plupart de ces grâces reçues restent le secret de ceux qui les reçoivent, mais le Seigneur, qui veut être glorifié dans ses Saints, permet pour sa plus grande gloire et pour ranimer la foi de ses élus, que souvent le merveilleux ou au moins l'extraordinaire de certains faits et événements éclate aux yeux de tout le monde et révèle les trésors de miséricorde et paternelle bonté cachés dans son sein. Tels sont, cher Père, les résultats que je crois apercevoir dans les deux laits rapportés dans la lettre ci-jointe qui m'est adressée par Madame la Supérieure des sœurs de Saint-Joseph résidant à Jérusalem, Sœur Cyprienne ltonncvialle, dont tout le monde ici apprécie la piété et la solidité du jugement. Cette bonne religieuse qui lit assidûment vos annales vous demande par son entremise la publication

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de ces deux faits. Eu vous soumettant cette demande, je vous prie d'agréer l'expression des sentiments respectueux avec lesquels j'ai l'honneur d'être, mon révérend Père, votre très-humble en Notre-Seigneur.

M. Codere, Secrétaire.

Jérusalem, 3 novembre 1878.

Mon très-honoré Père,

Je crois vous avoir dit, dans le courant de l'année, que notre sœur infirmière avait une grande confiance eu notre bon Père saint Joseph. Dernièrement, uno de nos orphelines avait la tête couverte de teigne, maladie commune dans ce pays et qui ne se guérit que par une opération très-douloureuse. La chère sœur entreprit de guérir l'enfant sans les secours humains, et s'adressa au grand médecin saint Joseph ; elle fit plusieurs neuvaines avec l'enfant, suspendit tout remède et se contenta de oindre la tète de l'enfant avec un peu d'huile de la lampe allumée devant la statue du saint Patriarche. Sa foi a été exaucée, et, au bout d'un mois, la petite fille a été guérie.

Autre faveur non moins grande que j'ai reçue moimême, depuis environ dix ans. Je demandais une grâce temporelle à ce bon Père ; j'ai fait neuvaines sur neuvaines sans rien obtenir, sinon une plus grande soumission à la volonté de Dieu; enfin, cette année, pendant le mois de mars, j'ai fait encore une autre neuvaine en invoquant aussi le Sacré Cœur, et Notre-Dame de Lourdes, et Pic IX. Vous le dirai-je, mon Père? le jour même de la fête de notre glorieux Patriarche, la grâce que je sollicitais depuis si longtemps m'a été accordée.

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Je ne vous dirai pas toute ma reconnaissance, je n'en aurai jamais assez; mais je vous prierai, montrès-honoré Père, de la faire insérer dans les Annales, comme j'en ai fait la promesse.

Votre toute dévouée,

Sœur Cyprtenne, Supérieure.

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