‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 57 sur 315 · Guérison radicale obtenue par saint Joseph · texte numérisé non relu

Guérison radicale obtenue par saint Joseph

Paris, 1G mai 1879.

Touché depuis longtemps des merveilleux récits dont abonde votre chère et bénie publication des Annales du culte de saint Joseph etde la Sainte-Famille, je promis à mon tour de publier, par votre pieux et bienveillant concours, les grâces dont je serais favorisé de nouveau, après tant d'autres déjà obtenues de notre bien-aimé Protecteur.

Or, au mois de novembre dernier, je fus atteint de douleurs dans les entrailles, tellement aiguës, qu'il me fallut garder le lit pendant quinze jours et subir une convalescence de plus d'un mois. J'avais maigri si rapidement, j'étais devenu si faible, que je ne pouvais me soutenir.

J'étais en proie à une fièvre opiniâtre, sans sommeil, sans repos, et je pus constater que le docteur qui me prodiguait ses soins, avait de la peine à découvrir la maladie et à en triompher. Ce qui m'inquiétait le plus, c'est que le docteur déclarait qu'une guérison radicale et sans retour n'était guère possible, que les douleurs reviendraient périodiquement, les attribuant aune phase de l'âge (j'ai 45 ans), à un principe goutteux par transmission, et aux fatigues de ma profession m'obligeant de marcher beaucoup; et je souffrais toujours, malgré le mieux obtenu, il me fallait suivre un traitement, strict, assidu et long.

C'est alors, mon révérend Père, que je pris le parti de me recommander à saint Joseph. Je me mis de tout

cœur à faire une neuvaine de prières. Le bien-aimé Protecteur m'avait l'ait sentir ses faveurs pour des demandes spirituelles et temporelles. — Cette fois, je lui réclamais ardemment une guérison définitive; je l'obtins! Aussitôt ma neuvaine terminée, toute douleur disparut ; le docteur constata la fièvre dissipée, l'appétit revint, les forces me furent rendues, et, depuis, malgré les prévisions des périodes inévitables, et sans même me condamner aux précautions conseillées par le docteur, je me sens parfaitement guéri.

Je viens aussi d'être comblé des secours de Notre-Dame toujours miséricordieuse, sous le titre de : Notre Mère du Perpétuel-Secours, dans les affaires difficiles4... et je tombe à genoux, tout ému, tout pénétré de reconnaissance, humblement prosterné pour chanter à jamais et publier dans vos pieux récits

Agréez. .

Picrre-Ladoix Chrétien.

24 — Grâca obtenue le 19 mars.

(irand-Abbcrgement, 27 mai 1879.

Je viens, au nom d'une de mes paroissiennes, vous envoyer la relation d'une faveur signalée attribuée à la protection de saint Joseph. Malade depuis un an d'une perte de sang, elle attendit pendant plusieurs mois sa guérison des remèdes du médecin. Puis elle s'adressa à la sainte Vierge. Elle fit une neuvaine, en lit faire une à Notre-Dame du Sacré-Cœur. Mais celle bonne Mère voulait laisser à son saint Époux l'honneur de cet le guérison.

Quand vint le mois de janvier, sans cesser de prier la sainte Vierge, elle s'adressa à saint Joseph. Elle fit l'exercice des sept dimanches. Mais en accomplissant ces exercices, elle continuait les remèdes du docteur, sa confiance en saint Joseph n'était pas complète, Sa maladie persista. Enfin le- 19 mars allait nous ramener la fête de saint Joseph, et, lisant dans les Annales le récit de tant de faveurs obtenues par la protectien de l'auguste Époux de Marie, elle sentit sa foi se ranimer. Elle commença une neuvaine qu'elle termina le jour de sa fête ; mais cette fois, elle suspendit les remèdes du médecin et promit de se faire inscrire dans les Annales de saint Joseph. Elle put remplir ses devoirs, elle était guérie. Depuis lors, elle ne s'est pas ressentie de son indisposition. Gloire en soit rendue à saint Joseph !

Agréez, très-révérend Père, les sentiments du profond respect avec lesquels j'ai...

Gros, prêtre.

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