‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 58 sur 315 · Conversion d'un malade endurci · texte numérisé non relu

Conversion d'un malade endurci

Oise.

Saint Joseph vient de remporter un bien éclatant triomphe à Campeaux; vous pouvez le publier à sa gloire dans le Messager :

M. T.... était à la mort et avait déjà repoussé énergiquement le ministère de son curé.

Un prêtre voisin vint tenter un nouvel essai et ne fut pas mieux reçu.

« — Il est plus noir que moi, disait le malade ; qu'il me laisse donc rendre l'âme en paix, au milieu de ma famille, t

Le prêtre n'ent môme pas la permission de dire un Souvenez-vous au chevet du mourant. Il se retira le mardi soir la mort dans l'àmc.

Le médecin déclara que le moribond ne passerait pas la nuit, et déjà le bruit courait dans la commune

que M. T était mort, et mort en réprouvé, refusant

publiquement les sacrements.

Oui, mais la étaient des Sœurs de Saint-Joseph, et elles passèrent la soirée en prières, aux pieds de leur glorieux Père, patron de la bonne mort. Saint Joseph prolonge la vie du malade, et, le lendemain est un mercredi : il lui amène un bon laïc, de Feuquièrcs, qui lui parle de son éternité, pendant que les prières continuent, avec plus de confiance, aux pieds de saint Joseph.

Le prêtre est rappelé et le malade l'invite à prier tout haut auprès de son lit. Toute la famille est là, qui prie aussi. Le cœur du prodigue s'attendrit, et demande à demeurer seul avec le ministre de la réconciliation. Le lendemain saint Joseph fit encore éclater sa bonté, en arrêtant les vomissements , puis en amenant un mieux qui permit au malade de faire la sainte communion. Il voulut que là fussent présents l'instituteur et les religieuses qui ont élevé ses filles. Puis, il reçut l'extrême - onction dans les sentiments du plus vif regret de ses péchés, de la plus grande confiance en Dieu, unie à la résignation la plus entière à sa volonté sainte.

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