Une messe solennelle d'actions de grâces
Limbourg, le 28 avril 1875.
Depuis plus de quinze mois, j'étais retenue au lit par une maladie des plus graves ; plus d'une fois, elle m'avait mise aux portes du tombeau. Les médecins m'avaient abandonnée ; mais j'espérais contre toute espérance. Je m'étais recommandée à la protection de la Vierge immaculée et de saint Joseph et les avais conjurés d'inter-
céder pour moi auprès du Sacré-Cœur, Lear promettant de faire publier ma guérison dans votre journal.
Ma confiance ne fut point vaine.
Le 30 juin 4 874, vers minuit, à la dernière heure du mois du Sacré-Cœur, célébré par mes parents dans ma chambre, j'eus une nouvelle crise, qui fut la dernière. Oh I mille grâces en soient rendues au bon Jésus!
Cependant je restais extrêmement faible, et tout le mois de juillet se passa sans amélioration. Un troisième docteur fut appelé à me donner ses soins. C'était un homme très-renommé ; il déclara que ses soins étaient impuissants à me guérir. « Dieu seul, disait-il, peut apporter remède à ce mal. » Cependant, un jour, il constata un mieux sensible et n'hésita pas à le déclarer merveilleux. J'étais sauvée. Une opération douloureuse restait à faire; on la redoutait, vu mon extrême faiblesse. Mais, ô bouté infinie de la Sainte-Famille 1 vous avez voulu montrer qu'on ne vous invoque jamais en vain ; l'opération réussit aussi bien qu'on pouvait l'espérer.
Le 8 décembre 1874, une messe solennelle d'actions de grâces fut. chantée ; la paroisse entière voulut s'associer à ma reconnaissance. Depuis, j'ai repris mes fonctions d'institutrice, et je me porte mieux que jamais.
Puisse Dieu me donner la grâce de coopérer longtemps encore à publier ses bontés et la puissance de l'intercession de la Vierge immaculée et de saint Joseph !
Marie Cassalktta.