Saint Joseph à l'hôpital d'Alger
Hôpital Sainte-Marie, Marengo (Algérie), 8 mars 1879.
En 1867, une terrible épidémie éclata tout à coup. Notre établissement fut bientôt encombré de cholériques, ce qui me donna des craintes sérieuses pour notre nombreux personnel et un ouvroir interne attenant à la
maison. Dans mon inquiétude, j'eus aussitôt recours à saint Joseph ; je lui demandai de bien vouloir être le gardien de rétablissement; je lui promis d'ériger sa statue au milieu de la grande cour d'entrée, si personne n'était atteint du ilëau impitoyable qui faisait tant de victimes autour de nous. Je fus exaucée complètement.
Un an après, dans une épidémie du typhus, le même trait de protection se renouvela, au grand étonnement de tout le monde. Depuis ce moment, la magnifique statue de saint Joseph est la, avec une inscription pour redire à ceux qui nous succéderont la vertu de sa protection.
Plus tard, le démon, jaloux du bien qui commençait à se', faire dans ce pays où il règne depuis longtemps, nous suscita plusieurs graves obstacles pour en arrêter le cours. Je croyais tout perdu ; mais cette fois encore, je mis ma confiance en saint Joseph ; je fis célébrer le mois de mars dans la maison, et je promis d'écrire au Propagateur s'il voulait se déclarer de nouveau mon protecteur dans ce danger pressant. Après beaucoup de prières et de supplications, j'ai été exaucée. Ce bon Père m'a même obtenu plus que je n'avais d'abord espéré.
Notre ouvroir interne, établi dans la maison depuis dix-huit ans, et n'ayant d'autres ressources que la Providence, dont il porte le nom, ne doit aussi sa conservation qu'à la protection de ce grand Saint.
Sœur JOSLI'MNE-VIXCENT.