‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 95 sur 315 · Un homme sauvé par la médiation de Marie et de Joseph · texte numérisé non relu

Un homme sauvé par la médiation de Marie et de Joseph

Morzine (Haute-Savoie1, le 5 juillet 187.4.

Voici un trait qu'il faut ajouter, dans vos publications, aux nombreuses faveurs obtenues par l'intercession de saint Joseph et dû aussi à l'effet de l'eau de Notre-Dame de Lourdes.

« Le 1er juillet i 874, sur une montagne de la commune de Morzine (Haute-Savoie), T. F. se trouva par mégarde juste à la distance voulue pour recevoir dans toute sa force, en plein ventre, un coup de pied de son cheval, qui l'étendit presque sans vie. Porté sur son lit, il se tordait sous le poids d'une douleur atroce.

» Application de sangsues, cataplasmes, compresses imbibées d'eau froide, etc., toutes les ressources de l'art médical étaient épuisées. 11 y avait obstruction complète du pylore.

» Les derniers sacrements sont administrés au malade, et en quarante-huit heures la violence de la douleur était telle qu'elle avait détruit la plus robuste constitution.

» La mort atteignait les extrémités : le pouls était presque nul, et quelques faibles mouvements de tête faisaient attendre le dernier soupir.

> On alluma alors deux cierges sur l'autel de saint .Joseph ; on fit avaler au malade quelques gouttes de l'eau de Notre-Dame de Lourdes, et presque aussitôt le3 symptômes de la vie se manifestèrent ; dès ce moment, le malade est en pleine voie de guérison ; il est sauvé.

» Telle est, mon révérend Père, la faveur dont je suis le narrateur après en avoir été le témoin bien ému.

» Sans crier au miracle, il serait difficile à des âmes chrétiennes de ne pas voir en cette guérison si prompte l'effet de la puissante protection de saint Joseph, comme aussi du pouvoir illimité de Celle qui est la consolatrice de notre pauvre France.

« Tavernikr Pierre-Siméon. •

10 — Une reconnaissance posthume.

Le trait suivant nous a été envoyé par un révérend Père jésuite :

Une religieuse d'une congrégation des Sacrés-Cœurs avait une confiance illimitée envers saint Joseph; aussi ce ne fut pas en vain qu'elle eut recours à lui, comme on va le voir.

Elle était à la veille de subir l'opération d'une énorme loupe au genou ; sa répugnance était grande. Le soir qui précéda le moment si redouté, elle dit à saint Joseph : « Mon bon Saint, vous êtes tout-puissant auprès de Dieu ! » Il faut que vous m'obteniez une prompte et entière » guérison; vous en savez le motif, cela vous suflit. » A l'instant même, elle met son chapelet de saint Joseph sur l'énorme tumeur et s'endort. A son réveil, elle se sent guérie, et, pleine de confiance, elle se hâte d'ùter l'appareil ; tout avait disparu, son genou avait repris son état naturel. Le docteur voulut constater le l'ait et déclara qu'il tenait du prodige.

Cinq à six ans plus tard, elle alla rejoindre au ciel son céleste médecin ; sa maladie ne fut que de quelques jours; cependant elle déclara qu'elle mourail avec regret

de n'avoir pas fait insérer cette faveur dans le journal de saint Joseph.

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