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En aval de l'Isère

Les débits de l'Isère ajoutés à ceux de quelques petits affluents directs du Rhône entre Lyon et Valence oscilleraient ainsi de 120 à 2,625 mètres cubes, chiffres qui son! relativement faibles vis-à-vis des chiffres correspondants pour le Rhône, 210 et 7,000.

Le touriste qui voit les deux cours d'eau reconnaît du reste sans consulter les chiffres que le Rhône, par le volume de ses eaux comme parla largeur de son lit, esl le cours principal. Nous ne pensons pas (pie la confusion ait pu être possible.

plissements ou mouvements insensibles dn terrain nettement constatés en d'autres points par les géologues, sont les présomptions qui ont déterminé notre conviction. Nous l'avons présentée à titre de conjecture. Peut-être trouvera-l-on quelque jour une preuve matérielle.

Quoi qu'il en soit, nous croyons avoir présenté de l'itinéraire d'Annibal, dans la première partie de cette étude, un tracé que nous avonsétudié uniquement en nous appuyant sur une méthode ferme et en choisissant des repères précis, que nous avons discuté avec une sincère impartialité, et que nous avons enfin vérifié par tous les moyens en notre pouvoir ; il aplanit suivant nous un ensemble de difficultés dont chacun des autres ne peut résoudre qu'un petit nombre. Quant aux explications que nous avons fournies dans la seconde partie sur le changement des dénominations dans l'antiquité, elles nous donnent l'énigme, non seulement de la question particulière que nous étudions, mais encore de questions historiques longuement et passionnément discutées. Enfin, la digression géologique que nous avons été amené à faire presque malgré nous, contribue elle aussi à éclairer d'un jour nouveau des passages de certains textes, même si elle n'est pas complètement admise: le terme d'hypothèse sous lequel nous avons présenté nos idées laisse d'ailleurs le champ libre aux investigations des géologues, dont nous ne prétendons pas envahir le domaine. Cette réserve faite, nous pouvons ajouter que nous espérons apporter un jour nous-môme une confirmation des plus sérieuses de notre conjecture, en montrant par une élude nouvelle ce qu'il faut penser des idées généralement admises sur la septième campagne de César, celle qui se termina par la prise d'Alésia.

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