Livre I, ch. XXXIII, 4. « Le Rhône sépare les Séquanes de
» notre Province » (mm Sequanos a Provincia nostra Hhodanus divideret).
9. Livre III, ch. I, 1. Les Nantuates, les Véragres et les Sédu-
niens (i s'étendent du territoire des Allobroges, du lac » Léman et du Rhône jusqu'aux sommels des Alpes » (. . . in Nantuates, Veragros Sedunosque misit, qui a finibus Allobrogum et lacu Lemanno et fluminc Rhodano ad summas Alpes pertinent).
10. Livre VII, ch. LXV, 3. Les Allobroges « disposent près du
» Rhône des postes nombreux », et défendent leur pays avec soin et activité (Allobroges, crebris ad Hhodanum dispositis prœsidiiSy magna cum cura et diligentia suos fines tuentur).
Pour la commodité des renvois, nous avons numéroté ces citations.
Nous nous occuperons d'abord des indications de géographie physique (n«^ 5, 4 et 7). Nous retrouverons les autres, du moins celles qui nous intéressent, au chapitre XVIII.
Lepac Léman. — Le lac Léman se jette dans le Hhdne auprès du Mont Jura. « C'est, dit M. Dossou, une inexactitude » géographique qui peut s'expliquer par ce fait que César ignorait » les sources du Rhône et les 70 kilomètres qu'il parcourt avant » de se jeter dans le lac (1). »
Il nous paraît tout aussi simple de reconnaître que la dénomination de ce fleuve a été donnée autrefois autrement qu'elle ne Test par les géographes contemporains.
Aujourd'hui nous regardons l'Arve comme l'affluent qui perd son nom; César regardait ce cours d'eau comme le principal, lui conservait le nom de Rhône en amont, et regardait le lac de Genève comme un aflluent.
L'opinion de M. Reclus. — Cette manière de voir u'a d'ailleurs rien de choquant. Voici comment M. Elisée Reclus s'exprime (2) : « Suivant les saisons, les deux cours d'eau sont » tour à tour le fleuve principal. A l'époque des eaux basses, le » torrent d'Arve roule une masse liquide de moitié inférieure à » celle du Rhône; mais, pendant les crues, c'est lui qui devient le » maître (3). »