TES TIC UL AIRES
sions debout et surtout la marche en sont des causes prédisposantes. D'où l'urgence de porter un suspensoir étroit pour en prévenir J'accroissement. Il n'est alors d'aucune gêne, d'après l'Observation 43.
Son développement considérable constitue une infirmité réelle par son poids et l'atrophie du testicule pouvant en résulter par la compression.
63. M. Bryant en a observé deux exemples tj pes à Londres. Chez un garçon de dix-huit ans dont le varicocèle, très volumineux, s'était développé spontanément depuis cinq mois, le testicule gauche, d'une sensibilité exagérée, était réduit de moitié sur le droit, quoique de forme et de consistance normales. 11 était encore plus petit chez le second, garçon de dix-sept ans. dont le varicocèle, remontant à sept ans, n'avait déterminé aucune incommodité jusque-là. (Clin. Society, novembre 1880.) En interrogeant les malades à ce sujet, on préciserait peut-être bien l'influence de la masturbation ou des abus vénériens.
Ces varicosités se rencontrent fréquemment avec d'autres anomalies génitales plus apparentes et graves : l'aspermatisme , la faiblesse ou paresse de l'érection, l'impuissance, les pertes séminales, l'onanisme manuel et les abus vénériens, comme on s'en convaincra par nos observations. Les sujets lymphatiques y sont les plus exposés et en sont parfois atteints sans y faire attention. Elles coïncident souvent avec un scrotum mou, pendant, ne revenant pas sur lui-même, ne se contractant guère, même dans le repos et par le refroidissement. Ne causant parfois ni gène, ni pesanteur, ni douleur locale, on n'en tient aucun compte, et cependant il faut noter qu'elles peuvent être un signe de déplacement
ou de mobilité du rein correspondant, s'annonçanl
par des douleurs dans le ventre du même côté.
Il ne faut pas hésiter, en pareil cas, de tenter l'opération, toute sérieuse qu'elle est; elle a amené des guérisons authentiques. La résection de la masse variqueuse du scrotum, étranglée entre des pinces, paraît être la plus simple et radicale, c'est-à-dire absolument curative. Le ou les testicules menacés d'atrophie ont ensuite repris leur volume normal par la gymnastique, les bains de mer, des embrocations locales ammoniacales et eantharidées, avec l'exercice modéré du coït.
Correspondantes au scrotum, les grandes lèvres, chez la femme, sont justiciables de vices analogues de conformation. Tandis que les bourses sont séparées en deux chez certains hypospades, les grandes lèvres sont parfois réunies avant la naissance et par accident ensuite. En entraînant la rétention du sang des règles, cette anomalie provoque des coliques douloureuses, à moins que le sang ne se crée une issue anormale. Il faut toujours recourir immédiatement au médecin dans ce cas; il jugera si une opération est opportune pour faire cesser les accidents.
L'exubérance ou l'absence, sinon le défaut de ces fenêtres de la vulve, destinées à la cacher et la préserver du contact de l'air et des vêlements, à l'instar du prépuce chez l'homme, sont des anomalies encore plus gênantes et désagréables que chez celui-ci