ANOMALIES PHYSIQUES
les organes cachés à l'intérieur, seuls appréciables à la connaissance du médecin. D'où l'indication de les soumettre à son exploration, son examen en pareil cas.
Tout en étant également visibles sur les deux sexes, ces anomalies sont mieux connues chez l'homme. Il met moins de réserve et de pudeur à les montrer; son rôle actif l'y force souvent et il se soumet plus facilement à l'examen et aux explorations. Au contraire, la femme les cache et dissimule avec soin jusqu'aux plus ostensibles ; on ne peut souvent en soupçonner l'existence que par le défaut ou l'absence de fonctionnement des organes atteints. Combien de vierges préfèrent s'immoler vivantes et s'ensevelir dans le célibat plutôt que de les révéler !
Elles paraissent ainsi plus fréquentes chez l'homme, sans l'être peut-être en réalité. La configuration différente de leurs organes respectifs prête aussi à cette confusion. On peut bien les soupçonner chez la femme; mais il est moins facile de s'en convaincre et de les démontrer. On ne les découvre souvent qu'à leur mort. D'où l'impossibilité de pouvoir toujours les comparer dans leurs analogies chez les deux sexes. Celles de l'homme figurent ainsi comme type.
En dehors de ces anomalies directes, il y a souvent, dans l'aspect extérieur, la constitution et le tempérament, des signes, sinon des vices, absolument cachés et mystérieux, rendant compte de l'irrégularité de fonctionnement. Ils se rencontrent surtout chez l'homme, en raison de son rôle actif, et peuvent passer inaperçus chez la femme. Une simple flexion
de la verge en érection, à droite ou à gauche, signalée aux Anomalies péniennes, suffit à entretenir la stérilité en coïncidant avec une déviation opposée du col utérin. D'où la nécessité fréquente de l'examen simultané des deux sexes pour juger de quel côté, sinon des deux, est la cause du mal.
La chasteté, la continence, à un âge et dans des conditions ne les comportant pas, sont chez les deux sexes des anomalies, au même titre que la promiscuité du pseudo-célibat et toutes les formes de l'onanisme. En se réunissant avec des anomalies évidentes, et même des maladies, des infirmités chez la même personne, comment distinguer le véritable rôle revenant à chacune de ces causes possibles dans les aberrations, dépravations ou perversions génitales? Sont-elles d'ailleurs causes ou simples coïncidences? Questions d'autant plus insolubles qu*il est souvent impossible d'élucider l'origine, la date et les rapports de ces facteurs différents.
La vérité, sur ces questions délicates, n'est souvent révélée qu'à demi, malgré son importance pour le succès. Un grand nombre de nos observations doivent ainsi rester inédites par leur obscurité même. Ce ne sont pas ici des malades ordinaires, le moral complique souvent l'état physique <■! il n y a pas d'autopsie à attendre pour vérifier le diagnostic. Nous publierons donc seulement les faits les plus probants.
A défaut de pouvoir s'assurer directement de l'action des anomalies physiques sur les aberrations fonctionnelles, il est un moyen, peu connu encore,