‹ Anomalies sexuelles apparentes et cachées [electronic resource]Chapitre 8 sur 114 · PHYSIQUES · texte numérisé non relu

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de la vériiier : c'est l'influence réflexe de ces anomalies sexuelles sur les autres sens. La voix, l'odorat, l'ouïe y sont particulièrement disposés, comme nous l'avons déjà signalé page 21. Les saignements de nez ou épistaxis, si fréquents dans l'adolescence, sont assurément en rapport, dans un certain nombre de cas, avec l'habitude de l'onanisme. Deux exemples absolument démonstratifs en sont relatés à Masturbation.

Ce signe éloigné doit donc la faire soupçonner et mettre sur la voie pour la découvrir. Certains individus ne peuvent se livrer au coït sans être pris de violents éternuements, comme un asthmatique en offrit l'exemple au docteur Joal (du Mont- Dore). Ces accidents coïncidaient toujours avec le retour de la femme de ce malade.

L'excitation physiologique ou anormale de l'appareil reproducteur peut ainsi, par la turgescence sympathique des corps caverneux du nez, déterminer les céphalées nasales des jeunes gens qui sont mises sur le compte du surmenage dans les études. Les jeunes filles y sont aussi exposées à l'époque de la menstruation et c'est en facilitant l'écoulement du sang ou en le régularisant que l'on remédiera à cet accident. Des hémorragies nasales suivent les excès de coït chez les deux sexes.

Toutes les maladies du nez s'aggravent aussi au moment des règles ou à la suite d'excès vénériens. Une nuit consacrée à Vénus augmente un simple coryza de la veille et, en se répétant, amène parfois un véritable catarrhe.

Des masturbateurs iuvétérés le présentent à l'état chronique, avec écoulement purulent et perversion du sens olfactif. L'un de ces malades, livré à ce vice depuis l'enfance et ayant passé la trentaine, présentait une irritation sécrétoire si abondante du riez qu'il y tenait son mouchoir en permanence et était privé d'odorat. II accusait aussi des palpitations, diagnostiquées de cause anémique par sa mauvaise mine, sans que le spécialiste consulté en ait connu la cause secrète.

Cette influence réflexe des organes génitaux peut s'étendre à la gorge et à l'oreille. Une dame de quarante ans se plaignait de bourdonnements désagréables dans les deux oreilles coïncidant avec un catarrhe naso-pharyngien ancien. Des cautérisations au nitrate d'argent par le docteur Buck (de New-York) amenèrent une amélioration des accidents au début. Elles restaient sans action, lorsque le médecin fut appelé pour des douleurs pelviennes très intenses. Un gynécologiste, mandé en consultation, trouva une rétroversion de l'utérus avec paramétrée sub-aigué. Le traitement de ces lésions fit disparaître simultanément les bourdonnements, sans applications locales contre le cafarrbe naso-pharyngien. L'un et l'autre provenaient manifestement des lésions utérines. (Soc. oloiogique américaine, 17 juillet LS8S.) Ces découvertes récentes méritent donc d'être prises en considération.

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